Ancien international et figure emblématique du Mouloudia des années 1980, Nacer Bouiche revient sur le départ de Hadj Redjem de la présidence du Doyen et l’arrivée de Mohamed Arabi Yakoubi.
Le départ de Hadj Redjem a marqué un tournant au Mouloudia. Comment analysez-vous cette décision ?
Pour moi, le départ de Hadj Redjem représente la fin d’un cycle. On ne peut pas lui enlever ce qu’il a réalisé avec cinq titres. Il a apporté beaucoup au Mouloudia. Mais le club a toujours eu des hommes capables de lui donner une autre dimension. Je pense que son départ est notamment lié à son échec lors des deux derniers mercatos, ce qui a provoqué la colère des supporters.
Vous estimez que les derniers recrutements ont joué un rôle important dans cette situation ?
Après trois titres de champion, le Tout- Mouloudéen voulait voir le Mouloudia aller loin en Ligue des champions africaine. Pour cela, il fallait renforcer l’équipe avec des joueurs talentueux. Ce n’est pas normal de ne pas avoir réussi à recruter des joueurs comme Belaïli, Adam Ounas ou Benzia, ainsi que des étrangers de qualité. Hadj Redjem n’était pas suffisamment ambitieux aux yeux des supporters.
Que pensez-vous de l’arrivée de Mohamed Arabi Yakoubi à la présidence du club ?
Franchement, je ne connais pas personnellement la personne, mais j’ai eu de bons échos à son sujet. On m’a dit que c’est un supporter du Mouloudia et un fils de bonne famille. J’espère qu’il réussira sa mission au Mouloudia. Il a tout pour réussir, surtout que le club dispose aujourd’hui de moyens importants, contrairement à une autre époque où le Mouloudia n’avait même pas de terrain pour s’entraîner.
Quel conseil pourriez-vous lui donner pour réussir sa mission ?
S’il faut lui donner un conseil, c’est de bien choisir son environnement et surtout son entourage. Depuis plusieurs années, le mal du Mouloudia, c’est justement son entourage. Le président doit donc être très vigilant dans ses choix et s’entourer de personnes compétentes, capables de travailler dans l’intérêt du club.
Parlons maintenant de l’équipe et de son match nul face à Nigelec. Que retenez-vous de cette rencontre ?
Il est encore trop tôt pour juger cette équipe. Je pense que le 0-0 reste un bon résultat compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles le match s’est déroulé, notamment avec un terrain impraticable sur lequel s’est joué le match. Personnellement, je reste optimiste pour le match retour.
Le Mouloudia a-t-il, selon vous, les moyens de faire la différence au match retour ?
Bien sûr. Nigelec est une équipe modeste et le Mouloudia doit normalement faire la différence au retour. Les joueurs auront l’avantage du terrain et de meilleures conditions. Je pense qu’ils sont capables de montrer un tout autre visage à Alger.
Quel score envisagez-vous samedi au stade Ali-La-Pointe ?
Je suis très optimiste. Je pense que le Mouloudia va gagner avec l’art et la manière samedi à Ali-La-Pointe. Je vois même un score lourd en faveur du Mouloudia. L’équipe doit profiter de cette rencontre pour rassurer ses supporters et montrer qu’elle a les moyens d’aller loin dans cette Ligue des champions.
M. Z.





