Kourichi: «Je serai le plus heureux au monde si on gagne dimanche»

Publié le : 24 Juin 2026

Nordine Kourichi, l’ancien défenseur international algérien, a également vécu le scandale RFA-Autriche. Lui aussi ne veut pas parler de revanche, dimanche prochain. Mais avoue qu’il serait le plus heureux au monde si les Verts l’emportent cette fois.

 

«J’étais au stade avec Dahleb et Daniel Hechter»

L’ex-adjoint de Vahid Halilhodzic est d’abord revenu sur les circonstances du «drame», en revenant 40 ans en arrière : «Moi, Dahleb et Daniel Hechter étions tous les trois au stade pour suivre le match RFA-Autriche. Au bout de 8 minutes de jeu, Hrubesch a marqué un but, ensuite Allemands et Autrichiens sont restés chacun dans son camp. C’est ainsi qu’il y a eu ce qu’on a appelé le match de la hante. Les Allemands et les Autrichiens ne pouvaient pas se voir, mais cela ne les a pas empêchés de combiner entre eux. »

 

«On nous avait éliminés par trahison !»

«A l’arrivée, ils nous éliminent, nous, un petit pays qui avait 20 ans d’âge. C’est pourquoi je ne veux pas parler de revanche au prochain Autriche-Algérie. On ne nous avait pas éliminés correctement, mais par trahison. On parle de revanche quand on est à armes égales. Dimanche, si l’Algérie bat l’Autriche, je serai l’homme le plus heureux car, en 1982, on avait battu l’ex-RFA avec honnêteté et respect. Je ne parle pas non plus de vengeance,  je veux juste qu’on batte l’Autriche dignement !»

 

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Merzekane: «On ne peut pas revenir 40 ans en arrière»

Chabane Merzekane, l’ancien fabuleux latéral droit international algérien, n’est pas animé du moindre sentiment de revanche, lui aussi, avant le match Algérie-Autriche, prévu dimanche prochain. L’ancien pensionnaire du NA Hussein Dey a commencé par refaire quelque peu le match Algérie-Jordanie, avant de se projeter sur le match décisif de dimanche.

 

«Contre la Jordanie, il aurait fallu un avant-centre de métier d’entrée»

«C’est une autre génération, on ne peut pas revenir 40 ans en arrière. Il faut rester sobre, concentré sur son sujet, l’adversaire et essayer de ne pas perdre. Pour gagner un match, il faut d’abord bien défendre. Ce qu’on n’a pas fait en première mi-temps contre la Jordanie, il aurait fallu aligner un avant-centre de métier d’entrée, d’ailleurs c’est ce qui a débloqué la situation avec l’incorporation de Benbouali. Tout le monde sous-estimait la Jordanie, ce qui est un tort. Il s’agit de la Coupe du monde, c’est un autre niveau», nous a laissé entendre Chabane Merzekane.

 

«Il faut faire son match dimanche pour ne rien regretter»

Comme beaucoup des coéquipiers de l’équipe nationale de 1982, Merzekane refuse de parler de revanche ou de vengeance. «Contre l’Autriche, dimanche prochain, on ne peut revenir 40 ans en arrière et ressasser l’histoire aux joueurs actuels. Il faut se dire qu’il y a de la place pour, au moins, bloquer cette bonne sélection autrichienne. Ne parlons pas de revanche, surtout pas. Ce n’est que du football, il faut être concentré sur son sujet et faire le match qu’il faut pour ne rien regretter, tout simplement. Et si je dois absolument transmettre un message aux joueurs de maintenant, je leur juste : One, two, three, viva l’Algérie !» nous a fièrement indiqué l’ancien n°2 des Verts, version 1982.

 

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Madjer: «On voulait tout casser à l'hôtel»

 

Rabah Madjer, l’ancien attaquant international algérien de Porto, a accordé un long entretien à L’Equipe dans lequel il est a relaté la combine RFA-Autriche de 1982.

«Donc, ce 25 juin, la rencontre Allemagne-Autriche débute. Horst Hrubesch inscrit un but à la 10e minute de jeu. Et justement, du jeu, par la suite, il n'y en a plus eu. Il y a des façons de s'arranger sans que cela se voie trop, mais là, les joueurs marchaient carrément sur le terrain. Tout tournait au ralenti. Même si on s'attendait un peu à ça, nous étions tous énervés, scandalisés, stupéfaits, c'était choquant. Le match de la honte... Oui, c'était bien résumé. Nous nous sommes tous levés comme un seul homme pour exprimer notre dégoût, notre rage. En fait, c'est bien simple, on voulait tout casser à l'hôtel. Un tel scandale... Le soir de la rencontre, près de cinq cents supporters espagnols, outrés, sont venus manifester leur colère sous les fenêtres de l'hôtel des Allemands. Qu'est-ce qu'il a fait, l'arbitre ? Rien ! Franchement, si la France ou l'Angleterre avaient été à notre place, cela ne se serait pas passé comme ça. Finalement, à bien y réfléchir, nous, les petits Algériens, malgré nous, avons fait évoluer les règlements de la FIFA. Nous sommes entrés dans l'histoire. Je ne suis pas rancunier. Moi, j'ai oublié, mais je sais que chez certains de mes partenaires, cela brûle toujours à l'intérieur», a indiqué l’ex-sélectionneur national.

 

De nos envoyés spéciaux en Amérique: Ouassel Mounir. Asma Halimi, Kamil Salhi et Halim Djender