Pour son grand retour sous les couleurs de l’Espérance Sportive de Tunis, Youcef Belaïli a vécu une reprise mouvementée lors du choc de la première journée du championnat tunisien face à l’Étoile du Sahel.
Titularisé et désigné capitaine des Sang et Or, l’international algérien n’a pas tardé à faire parler de lui, sur comme en dehors du terrain. Sur le plan émotionnel, l’enfant d’Oran n’a pas caché sa joie de retrouver un club où il a déjà écrit quelques-unes des plus belles pages de sa carrière. S’exprimant sur la page Facebook officielle de l’EST, Belaïli a livré un message empreint de gratitude : «Ma gratitude envers le public de l’Espérance est immense. C’est une bénédiction d’avoir cette nouvelle opportunité de porter ce maillot et je compte tout donner pour offrir d’immenses joies à nos supporters.»
Sur le terrain, la prestation de Belaïli s'est révélée beaucoup plus mitigée. Dès la 25ᵉ minute, l’attaquant a manqué l'occasion de signer son retour d’un but en envoyant un pénalty au-dessus de la cage adverse.
Mais le véritable coup de théâtre est venu des coulisses. Selon les informations de la radio tunisienne Diwan FM, la direction de l’Étoile du Sahel a déposé une réserve auprès de la Ligue quant à la qualification du joueur. L’ESS conteste la légalité de sa présence sur la feuille de match, invoquant un double engagement contractuel simultané.
Cette démarche s’inscrit dans un imbroglio juridique complexe issu du récent mercato. L’Espérance de Tunis avait acté l’homologation d’un contrat de deux ans signé par le joueur, estimant sa qualification effective dès la levée de sa suspension par la FIFA. De son côté, le MC Alger maintient la pression et affirme détenir un engagement ferme tout aussi valide pour la saison à venir.
Si le terrain a livré un premier verdict timide pour Belaïli, la bataille juridique entre l’EST, le Mouloudia et les instances compétentes ne fait que commencer.
Ouenzar Riad.




