L'élimination de l'équipe nationale dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 continue de susciter de vives réactions. Après les nombreuses critiques des supporters et des observateurs, c'est au tour d'Islam Slimani de sortir du silence. Le meilleur buteur de l'histoire des Verts n'a pas mâché ses mots à l'égard du sélectionneur Vladimir Petkovic, qu'il juge en grande partie responsable de l'échec face à la Suisse (2-0).
Pour l'ancien attaquant de l'EN, le problème dépasse largement les simples choix de joueurs. Il estime que la sélection algérienne souffre avant tout d'un manque flagrant d'identité de jeu: «Depuis près de deux ans, on voit l'équipe alterner entre plusieurs systèmes. Une fois avec un véritable avant-centre, une autre avec un faux numéro 9, comme contre la Suisse. C'était déjà le cas face au Nigeria, avec les mêmes erreurs qui se répètent.», a-t-il déclaré.
Slimani s'est également interrogé sur la préparation tactique mise en place par le staff technique. Selon lui, évoluer avec un faux numéro 9 ne s'improvise pas et nécessite un important travail collectif à l'entraînement: «Ce système demande des automatismes et des déplacements coordonnés. Il ne suffit pas de remplacer un joueur par un autre dans le onze de départ. Si l'équipe ne l'a pas travaillé, c'est un véritable problème.», a-t-il expliqué.
Slimani regrette également l'absence de solutions collectives dans le jeu des Verts. À ses yeux, l'équipe dépend excessivement des inspirations individuelles de joueurs comme Rayan Aït Nouri, Riyad Mahrez ou encore Ibrahim Maza, sans véritable organisation offensive: «Où est l'identité de cette équipe? Où sont les circuits de jeu et les schémas tactiques ? Depuis deux ans, je ne vois aucune philosophie claire. Même en cas de défaite, on peut accepter le résultat si l'équipe affiche une personnalité. Aujourd'hui, nos occasions naissent davantage d'exploits individuels que d'un véritable travail collectif.», a-t-il ajouté.
Ces déclarations viennent alimenter un débat déjà très animé autour des choix de Vladimir Petkovic lors de cette Coupe du monde. Le sélectionneur national a notamment été vivement critiqué pour avoir aligné une attaque sans véritable avant-centre face à la Suisse, tout en laissant Baghdad Bounedjah en dehors de la liste des joueurs convoqués pour le Mondial. Seul Nadhir Benbouali figurait parmi les attaquants de pointe retenus pour le tournoi.
Éliminée prématurément après une prestation jugée très décevante contre la Suisse, la sélection nationale voit désormais les critiques se multiplier. Les propos d'Islam Slimani ne manqueront pas de relancer le débat sur les choix du sélectionneur et sur la direction prise par les Verts depuis près de deux ans.
Ouenzar Riad.





