CAN 2025: le Sénégal encaisse le coup et accepte les lourdes sanctions de la CAF

Publié le : 31 Janvier 2026

Sacrés champions d’Afrique au terme d’une finale électrique face au Maroc le 18 janvier dernier, les Lions de la Teranga ne contesteront pas les lourdes sanctions infligées par la Confédération Africaine de Football (CAF). La Fédération Sénégalaise (FSF) a annoncé ce samedi sa décision de ne pas faire appel, privilégiant l'apaisement malgré une note financière salée.

Un clap de fin administratif

L’épilogue de la CAN 2025 ne se jouera pas devant les tribunaux sportifs. Alors que le sacre sénégalais (1-0) avait été entaché par des scènes de chaos en fin de match, la sentence de la CAF est tombée, et elle est lourde. Pourtant, contre toute attente, le Sénégal a décidé de stopper les frais. Dans un communiqué officiel publié ce samedi, la FSF a tranché : « La FSF a notifié à l’instance continentale sa volonté de ne pas interjeter l’appel des sanctions sportives et financières prononcées à son encontre. »

Pape Thiaw et les cadres lourdement touchés

Cette décision de renonciation n'est pas anodine, car elle valide des suspensions de poids pour l'encadrement et le vestiaire des Lions :

Pape Thiaw : Le sélectionneur national est le principal visé. Accusé d'avoir incité ses joueurs à quitter la pelouse pour protester contre un penalty marocain, il écope de 5 matchs de suspension et d'une amende de 100 000 dollars.

Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye : Les deux fers de lance de l'attaque sénégalaise sont suspendus pour 2 rencontres chacun, suite à leur comportement jugé antisportif envers le corps arbitral.

Une facture à 615 000 dollars

Au-delà du terrain, c'est le portefeuille de la Fédération qui va souffrir. Au total, la FSF devra s'acquitter de 615 000 dollars (environ 513 000 euros) de amendes cumulées, incluant les débordements des supporters, les cartons jaunes et l'attitude générale du staff.

La Fédération a d'ailleurs tenu à préciser qu’elle ferait écran pour ses membres : « Elle assume l’entière responsabilité financière relative aux amendes infligées à son association, à son encadrement technique ainsi qu’à ses joueurs. »

Pourquoi un tel silence radio de la part des champions en titre ? La FSF semble vouloir jouer la carte de la "bonne élève" pour préserver ses relations avec les instances dirigeantes. En concluant son communiqué sur la nécessité d'œuvrer au « rayonnement du football africain », le Sénégal choisit de tourner la page de cette finale tumultueuse pour se concentrer sur l'essentiel : savourer son titre de champion, tout en payant le prix fort de ses excès.

Ouenzar Riad.