À l’approche de l’assemblée générale élective qui devra désigner la prochaine direction du NA Hussein Dey, une nouvelle piste commence à émerger concernant l’avenir du club.
Selon les informations que nous avons pu recueillir, l’homme d’affaires Taki Eddine Bibi porterait un intérêt particulier au projet nahdiste et suivrait avec attention l’évolution de la situation au sein du club Sang et Or. Originaire de la wilaya de M’sila, plus précisément de la localité de Magra, il s’intéresserait à nouveau au projet nahdiste. Actif dans le secteur de l’immobilier, Taki Eddine Bibi a développé ses activités principalement dans l’ouest du pays, notamment à Mostaganem et Oran, tout en disposant également de plusieurs projets à Alger, y compris dans la commune de Hussein Dey. Un an après une première approche qui n’avait finalement pas abouti, l’homme d’affaires serait revenu à la charge cet été avec l’intention de se rapprocher à nouveau du club Sang et Or. Selon plusieurs indiscrétions, Bibi aurait fait part de son intérêt à certains de ses proches, mais aussi à une personnalité réputée proche du NAHD. Il lui aurait même demandé d’intervenir afin de lui faciliter les contacts avec les différents acteurs qui gravitent actuellement autour du club. Un intérêt qui intervient dans un contexte particulier pour Bibi, après une saison particulièrement difficile avec l’Espérance sportive de Mostaganem.
Il veut rebondir
Président de l’ES Mostaganem durant les trois dernières années, Taki Eddine Bibi a connu un exercice 2025-2026 particulièrement compliqué. Malgré les ambitions affichées au début de la saison, le club mostaganémois a vécu une année mouvementée qui s’est finalement soldée par une relégation en Ligue 2. Un revers difficile à encaisser pour un dirigeant qui avait beaucoup investi dans le projet de l’ESM et nourrissait de grandes ambitions pour le club. Cette mauvaise expérience pourrait toutefois le pousser à envisager un nouveau défi dans un autre environnement. Dans cette optique, le NAHD apparaît comme une destination susceptible de l’intéresser. Malgré les nombreuses difficultés traversées ces dernières années, le Nasria demeure une institution historique du football algérien, dotée d’une identité forte, d’un riche passé et d’un potentiel de développement certain. Pour Bibi, l’idée serait ainsi de rebondir après l’échec sportif vécu à Mostaganem en s’engageant dans un nouveau projet au sein d’un club qui aspire lui aussi à retrouver sa place parmi les formations qui comptent sur la scène nationale.
Une équation à variables multiples
Si l’intérêt de Taki Eddine Bibi pour le NAHD semble bien réel, son éventuelle arrivée est loin d’être acquise. Le dossier apparaît en effet beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. L’homme d’affaires entretiendrait des relations de proximité avec le président de l’Assemblée populaire communale d’Hussein Dey, un acteur qui a longtemps été associé à la vie du club. Or, selon plusieurs sources, ce dernier aurait pris la décision de tourner définitivement la page du NAHD et de ne plus s’impliquer dans les affaires du club. Cette situation constitue déjà un premier élément susceptible de compliquer les choses. À cela s’ajoute un autre facteur tout aussi important : au sein du comité de sauvetage qui œuvre actuellement pour préparer l’avenir du club, certaines personnalités n’entretiendraient pas les meilleures relations avec le maire d’Hussein Dey. Dans un contexte aussi sensible, chaque initiative est scrutée avec attention et les équilibres demeurent fragiles. Dès lors, l’éventuelle arrivée de Taki Eddine Bibi dépendra non seulement de sa volonté personnelle, mais également de sa capacité à fédérer autour de son projet et à obtenir l’adhésion des différentes parties concernées.
M. A.




