La question de la domiciliation constitue déjà l’un des principaux dossiers auxquels la nouvelle direction du NAHD doit faire face à l’approche de la nouvelle saison. Après avoir vécu un véritable casse-tête la saison dernière, le club husseindéen se retrouve de nouveau dans l’incertitude concernant le stade qui accueillera ses rencontres à domicile lors de l’exercice 2026/2027.
Une situation qui inquiète forcément les responsables du club, alors que la reprise de la compétition approche et que la direction souhaite offrir à l’équipe les meilleures conditions possibles pour entamer ce nouvel exercice. Le choix du stade ne représente d’ailleurs pas uniquement une question d’ordre logistique, puisqu’il concerne également directement les supporters, dont la présence constitue un élément important pour le NAHD. Conscient de l’importance de ce dossier, le président Athmane Sahbane compte justement tenter de débloquer la situation dans les prochains jours et obtenir une solution permettant au club de retrouver, si possible, son stade historique et son public.
Le 20-Août-1955 toujours sous réserve
Pour comprendre les inquiétudes actuelles de la direction nahdiste, il faut revenir sur les difficultés rencontrées la saison dernière. Le NAHD avait disputé une grande partie de la phase aller au stade du 20-Août-1955 de Ruisseau, mais dans des conditions particulièrement difficiles, puisque l’enceinte avait été homologuée sans la présence du public. Des réserves émises par le CTC concernant certaines structures du stade avaient en effet empêché l’ouverture de ses tribunes aux supporters.
Face à cette situation, le NAHD avait fini par se rabattre sur le stade de Dar El Beïda, où il a pu évoluer en présence de son public durant une bonne partie de la saison. Toutefois, cette solution était loin d’être idéale, puisque le nombre de billets accordés au club était plafonné, limitant ainsi la présence des supporters nahdistes dans les tribunes. Le club a finalement dû revenir au 20-Août-1955 en fin de saison, après la fermeture du stade de Dar El Beida pour travaux, retrouvant ainsi une enceinte qu’il connaissait bien mais dans laquelle il était encore une fois contraint de jouer à huis clos.
Le rendez-vous de l’espoir
Le problème risque malheureusement de se poser à nouveau cette saison. En effet, l’homologation du stade du 20-Août-1955 demeure toujours incertaine, notamment parce que les réserves relevées la saison dernière n’ont pas encore été levées. Aucun véritable travail de réhabilitation n’aurait été effectué depuis, ce qui laisse planer le doute sur la possibilité pour le NAHD de recevoir ses adversaires dans son stade historique avec ses supporters. C’est justement pour tenter de trouver une solution que le président Athmane Sahbane doit rencontrer Aujourd’hui le wali délégué d’Hussein Dey, Mme Nadjia Necib. Le premier responsable du NAHD compte profiter de cette entrevue pour exposer les difficultés auxquelles le club est confronté et surtout évoquer la possibilité de permettre une réouverture, même partielle, des tribunes du stade de Ruisseau.
Le président veut rouvrir deux tribunes
Sahbane espère notamment parvenir à convaincre les autorités locales de procéder à la réhabilitation de deux des quatre tribunes que compte l’enceinte. Il s’agit de la tribune Nord, communément appelée « le Poulailler », et de la tribune Est, connue sous le nom de « Volcana ». Selon les éléments dont dispose la direction nahdiste, ces deux tribunes ne seraient pas considérées comme totalement inaptes à accueillir le public. Elles comporteraient plutôt certaines réserves techniques, que le club se dit disposé à contribuer à faire lever. L’objectif de Sahbane est donc de parvenir à une solution permettant au NAHD de retrouver, au moins partiellement, son véritable jardin. Au-delà de l’aspect purement sportif, le président considère également qu’un retour au 20-Août-1955 avec une partie des supporters constituerait un avantage important pour l’équipe, particulièrement dans une saison où le club entend repartir sur de nouvelles bases.
Dar El Beïda en dernier ressort
La réunion avec le wali délégué d’Hussein Dey revêt ainsi une importance particulière pour la direction nahdiste. Sahbane espère naturellement en sortir avec un résultat positif et obtenir un accord permettant d’avancer rapidement sur la réhabilitation des deux tribunes ciblées. Dans le cas contraire, et si les autorités locales husseindéennes maintiennent une position catégorique concernant l’ouverture du 20-Août-1955, le NAHD n’aura vraisemblablement pas beaucoup d’alternatives. Le stade de Dar El Beïda pourrait alors redevenir la solution de repli pour la saison 2026/2027. Une option que la direction considère toutefois comme un choix de dernier ressort, compte tenu des contraintes déjà rencontrées la saison passée.
Athmane Sahbane entend donc tout faire pour éviter au club de revivre le même scénario et surtout permettre au NAHD de disposer, autant que possible, d’une domiciliation stable et adaptée à ses ambitions pour le nouvel exercice.
M. A.





