Sous pression depuis quelque temps, le directeur sportif de l’ES Sétif, Farid Mellouli, a fini par sortir de son mutisme à travers une longue déclaration qu’il a faite hier sur la page officielle du club sur Facebook et ce, pour aborder certains dossiers délicats de cette intersaison.
Toutefois, le fait marquant dans tout ce qu’il a dit, c’est plutôt ce qu'il a qualifié de « sabotage » et « les mercenaires » qui rodent autour du club et qui font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. « Des proches et des soi-disant amoureux de l’équipe », précise-t-il. « Je ne vous cache pas que nous avons subi des coups bas émanant de certains gens mal intentionnés et qui avaient déjà travaillé au sein de l’équipe. Ils nous ont fait capoter plusieurs transferts en voulant nous imposer des commissions à travers des transferts. Et dire qu'ils étaient des proches du club pour devenir des commerçants. C’est une grande honte », dénonce-t-il. Et d’expliquer : « L’ESS n’appartient ni à Mellouli ni à une autre personne. J’ai entendu parler de beaucoup de mauvaises choses sur moi. Je tiens à ce titre à préciser que tout se passe dans la clarté et la transparence les plus totales et cela va se poursuivre pour ce qui concerne les futurs transferts que je compte faire.
Toutes les transactions que j’ai faites jusqu’à l’heure actuelle ont été effectuées avec l’accord des hauts responsables du club et avec la présence du DG de la SSPA/Black Eagles. Il ne faut pas oublier une chose importante, le groupe Sonelgaz a dépensé beaucoup d’argent cet été. C’est la première fois que cela se produit depuis plusieurs années. »
« Notre mercato est toujours en cours »
Dans la foulée, il a ajouté qu’il est prêt à céder sa place s’il y a véritablement une autre personne pouvant faire mieux que lui. « S’il y a une autre personne qui est capable de venir engager des grands joueurs et jouer les titres, je n’ai aucun problème pour lui céder ma place. Je sais très bien que je dérange certaines personnes. Je ne suis pas à l’ESS pour faire de l’argent. Je n'ai fermé la porte à personne. Je suis en contact permanent avec d’anciens dirigeants.
Je n’ai aucun problème avec qui que ce soit. » Concernant en outre les sujets brûlants tels que le recrutement, dont certains ont estimé qu’il est loin des attentes, le responsable ententiste a affirmé à ce titre qu’il a engagé des éléments selon les besoins et la valeur qu’ils peuvent apporter à l’équipe.
« Je tiens d’abord à faire savoir que notre recrutement s’est axé essentiellement sur les besoins de notre équipe. Il faut reconnaître également que l’ESS n’est plus ce club d’avant où, lorsque vous sollicitez un joueur, il vient tout de suite signer sans aucun souci. Néanmoins, cette idée n’est plus valable en ce moment. Notre équipe a traversé des moments difficiles ces dernières années contrairement à d'autres équipes qui nous ont dépassés sur tous les plans. C’est à partir de là que nous avons décidé d’entamer une nouvelle ère à compter de l’exercice prochain, a-t-il dit encore.
« Nous n’avons reçu aucune offre pour nos joueurs »
Pour ce qui est par ailleurs des cadres de l’équipe convoités par d’autres clubs locaux et étrangers, il a indiqué à ce titre que pour le moment ils sont toujours à l’ESS : « Pour ce qui est de certains joueurs comme Zerrouki, Toual, Hamek ou Salifu, dont on dit qu’ils ont l’intention de quitter l’équipe, ils sont pour le moment avec nous. À l’heure où je vous parle, nous n’avons reçu aucune offre officielle pour leur transfert. Il n’y a que le cas de Toual qui a une clause dans son contrat concernant un éventuel départ à l’étranger. J’ai discuté avec lui, il est d’accord pour renouveler son contrat. Cela devrait se faire dans les prochains jours. » Pour finir, Farid a tenu à lancer un appel aux fans afin qu’ils restent unis et lucides, notamment dans cette phase importante de la saison.
« Nous sommes dans une étape importante dans la construction de notre équipe. Il faudra du coup à nos supporters rester lucides et ne pas marcher dans les manœuvres de ceux qui sont en train de nous mettre les bâtons dans les roues. Il reste encore plus d’un mois et demi avant la fin du mercato estival. Notre recrutement va donc aller jusqu’à la date butoir et ce, à travers les besoins qu’on aura à tirer d'ici là. J’accepte toutes les critiques, surtout celles qui vont dans l’intérêt du club, mais pour m’accuser par des machins ou pour créer la zizanie, je ne l’accepte pas. »
F. R.





