Après seulement deux journées de championnat, les huit recrues estivales du Mouloudia d’Oran connaissent déjà des fortunes diverses. Si certains ont rapidement saisi leur chance et réussi à se mettre en évidence, d’autres doivent encore patienter avant de pouvoir réellement lancer leur aventure sous les couleurs rouge et blanc.
Une situation qui pourrait toutefois évoluer durant les prochaines semaines, notamment avec la trêve qui permettra au staff de revoir ses cartes.
Chérif El Ouazzani Si Tahar a eu suffisamment de temps durant la préparation estivale pour observer ses nouvelles recrues et se faire une idée sur les qualités de chacune d’elles. Après deux journées, quatre éléments seulement ont eu droit à une place de titulaire. Il s’agit d’Ismaïl Saâdi, Ahmed Ghenam, Mouad Haddad et Houari Baouche, même si ce dernier n’a pas pu participer à la deuxième rencontre face à l’ASO en raison de sa blessure. Les quatre autres recrues, Essang Matouti, Oumar Bagnama, Mortada Keniche et Kamel Soufi, doivent pour leur part attendre leur heure. La saison est encore longue et la concurrence ne fait que commencer, mais les choix du staff montrent déjà une première hiérarchie au sein de l’effectif.
Saâdi gagne en confiance
S’il y a bien une recrue qui a réussi à marquer rapidement les esprits, c’est Ismaïl Saâdi. Arrivé de la JS Saoura avec l’objectif de renforcer le secteur offensif, l’attaquant n’a pas tardé à répondre présent. Après avoir disputé seulement une mi-temps lors de la première journée contre le CRT, le natif de Remchi s’est illustré face à l’ASO Chlef en inscrivant l’unique but de la rencontre. Une réalisation particulièrement importante puisqu’elle a permis au MCO de mettre fin à une longue période sans victoire à Chlef. Au-delà des trois points, ce but devrait surtout permettre à Saâdi de gagner en confiance et d’aborder les prochaines échéances avec davantage de sérénité. Son adaptation semble donc bien engagée.
Haddad titulaire d’emblée
Dans ce premier bilan des recrues, Mouad Haddad mérite également une mention particulière. Arrivé assez tardivement, peu avant le stage de préparation en Turquie, le défenseur a pourtant réussi à s’installer immédiatement dans le onze de départ. Il a gagné la confiance de son entraîneur et forme, pour l’instant, une charnière centrale solide avec Kerroum. Un constat qui se vérifie au tableau d’affichage puisque le Mouloudia n’a toujours pas encaissé le moindre but après deux journées.
Baouche freiné par une blessure
Pour Houari Baouche, les débuts sont en revanche beaucoup moins évidents. Considéré comme l’une des recrues importantes de l’intersaison, le joueur a été gêné durant la préparation par un problème au genou. Il a dû fournir beaucoup d’efforts pour être prêt au début de la compétition avant d’être finalement stoppé par une blessure à la cage thoracique. Absent contre l’ASO Chlef, Baouche compte profiter de cette période d’arrêt pour poursuivre ses soins et revenir progressivement à son meilleur niveau. Son objectif est désormais clair : retrouver la compétition avant le prochain rendez-vous face à l’ES Sétif et reprendre une place dans le groupe. De son côté, Oumar Doumbia Bagnama a tout de même eu droit à quelques minutes à Chlef. Le défenseur devra cependant composer avec une concurrence qui s’annonce particulièrement relevée. Avec le retour de Hamra, qui vient de purger sa suspension, la bataille pour les places défensives promet d’être intense.
Matouti attend toujours son heure
Essang-Matouti fait partie des recrues qui attendent encore leur véritable chance. L’international gabonais semble pourtant disposer des qualités pour prétendre à une place de titulaire, notamment lorsqu’il évolue dans l’axe de l’attaque, un poste où son profil paraît davantage correspondre à ses qualités que celui d’ailier. Pour l’instant, Chérif El Ouazzani Si Tahar continue de faire confiance à Ahmed Ghenam, déjà titulaire à deux reprises. Le transfuge du CRT bénéficie donc de la confiance de son entraîneur, mais il devra rapidement retrouver le chemin des filets afin de conforter son statut. Derrière lui, la concurrence commence à pousser et Matouti reste notamment à l’affût.
A. L.





