JSK : Njoya, la bonne pioche de Boudedja

Publié le : 7 Juin 2026

Le coach camerounais du Stade Malien, Mauril Njoya, est sérieusement pressenti pour succéder à Zinnbauer remercié par le président Boudedja à la mi-mars dernière. Son profil n'a pas laissé indifférents les membres du conseil d'administration de la SSPA/JSK à leur tête le président Boudedja, qui est entré en contact avec lui à la fin de mois de mai dernier.

 

Son parcours avec le Stade Malien dans la Ligue des champions qui s'est qualifié pour la première fois de son histoire à la phase de poules avant de créer la surprise en se qualifiant aux 1/4 de finale lui a permis de se forger une réputation d'un entraîneur "bâtisseur". Il est le seul coach à avoir réussi à battre Sundows par 2 buts à 0 cette saison, malheureusement, ce succès ne lui avait pas suffi pour se qualifier aux 1/2 finales de la plus prestigieuse des compétitions continentales à cause de la défaite au match aller par 3 buts à 0 en Afrique du Sud. Avec un effectif inexpérimenté et peu de moyens mis à sa disposition, Mauril Njoya s'est illustré en menant pour la première fois de son histoire le Stade Malien aux ¼ de finale de la Ligue des champions.

Avant d'émerger sur la scène continentale avec le club malien, le coach malien a marqué de son empreinte son passage à Nouadhibou, la meilleure équipe de la Mauritanie, avant de se voir confier les rênes des U 20 de la sélection mauritanienne. Il a aussi roulé sa bosse dans différents pays africains dont le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire ainsi que le Cameroun, où il a fait ses premiers pas dans le métier d'entraîneur. Sa longue expérience en Afrique et sa réputation de "bâtisseur" ont séduit les responsables de la JSK qui après avoir négocié avec plusieurs entraîneurs dont Moine Chaâbani, Eric Chelle et Vandenbroeck ont décidé de se tourner vers la piste de Mauril Njoya qui répond parfaitement au profil qu'ils recherchent. 

 

Les premiers rôles 

 

Séduit par le profil de cet entraîneur notamment après l'expérience réussie du Sénégalais Lamine N’Daye avec l'USMA, le président Boudedja n'a pas hésité à rompre le contact avec les entraîneurs avec lesquels la direction était en négociation pour négocier avec Mauril Njoya auquel il a fait savoir que la JSK ne jouera que pour les premiers rôles. Celui-ci qui s'est déjà renseigné sur le club phare de la Kabylie dès qu'il a appris que les responsables de dernier s'intéressaient à lui a directement répondu qu'il est pour le challenge du club et que s'il vient, c'est pour jouer les premiers rôles. Et pour lui permettre d'avoir une idée sur l'équipe de la JSK, les dirigeants lui ont envoyé des CD de quelques-uns de ses matchs. Il n'a pas tardé à faire son constat et malgré ses obligations avec le Stade Malien, il a donné quelques recommandations aux responsables des Canaris pour renforcer certains postes avec des joueurs de valeur. Sa venue n'est pas encore officielle, mais les négociations sont en bonne voie et sauf si la direction ne change pas d'avis, c'est lui qui devra être nommé à la tête du staff technique de la JSK lors des jours à venir.

 

Lemmouchia adjoint

 

Dans le cas où le coach camerounais Mauril Njoya succéderait à Zinnbauer, il veut avoir dans son staff quelqu'un qui connaît bien le championnat algérien, car il sait qu'il lui faudra du temps pour avoir une idée précise sur notre football. Et selon nos informations, l'ancien international des Verts Khaled Lemmouchia devrait être son premier assistant si les négociations aboutissent, bien sûr.  Lemmouchia a eu une brève expérience en tant qu'entraîneur adjoint avec l'O Médéa et l'ES Sétif, mais Mauril Njoya compte sur lui pour l'aider dans son staff.

Il pourrait ramener avec lui ses adjoints avec lesquels il a l'habitude de travailler, mais il insiste à ce que son premier adjoint soit un Algérien. Ce n'est pas quelqu'un qui veut aller dans l'inconnu, car il est convaincu que sans l'aide de celui qui connaît bien le championnat algérien, son aventure risque d'être courte. Il compte également sur Yazid Mansouri qui est sur le point d'être nommé au poste de directeur technique et sportif. Il sait que celui-ci a une longue expérience et que sa venue ne fera que lui faciliter la tâche. 

 

Renforts africains et locaux

 

Au cours de ses discussions avec les responsables de la JSK, le coach Mauril Njoya leur a dit que le talon d'Achille de la JSK réside dans l'absence d'une véritable sentinelle et la fébrilité de sa défense. Les dirigeants l'auraient rassuré en lui affirmant qu'ils ont déjà songé à renforcer leur défense en négociant avec le pensionnaire algérien du Club Africain Toufik Cherifi. Et comme il ne connaît pas les joueurs algériens, le coach camerounais compte sur Mansouri et Lemmouchia pour s'occuper du recrutement des joueurs locaux et lui choisira les joueurs africains qu'il souhaite avoir dans son effectif. Il a clairement dit aux dirigeants de la JSK que sans une bonne défense et sans le recrutement d'une sentinelle, l'équipe continuera à souffrir. Il leur a parlé d'autres renforts mais, pour lui, il faut renforcer l'arrière-garde. Il n'a pas tort, car si la défense avait fait preuve d'un peu plus de solidité, l'équipe aurait au moins assuré une participation à la Coupe de la CAF.

Elle a encaissé 31 buts en 30 matchs et la note aurait pu être plus salée, s'il n'y avait les arrêts décisifs de Gaya Merbah. Mauril Njoya serait séduit par l'Ivoirien Arthur Bada, mais pour les autres joueurs notamment l'Angolais Jaredi Teixeira et le Tchadien Celestin Ecua, il conseillera sûrement aux dirigeants de les libérer, si sa venue se concrétise. Il a sillonné plusieurs stades africains avec le Stade Malien et il n'y a pas mieux pour recruter de bons joueurs africains que lui surtout qu'il a sous la main cette saison des joueurs qui ont émergé dans la Ligue des champions. Il a aussi de bons réseaux sur le continent puisqu'il a travaillé dans différents pays et si Boudedja concrétise avec lui, il réalisera une bonne affaire, car contrairement à certains coachs étrangers qui viennent en Algérie pour se remplir les poches, Mauril Njoya veut venir pour bâtir une équipe qui aura son mot à dire à partir de la saison à venir.

N. B.