Invité par le président de la JS Kabylie Adel Boudedja pour se rapprocher de la direction afin de résilier son contrat, le gardien Gaya Merbah exige d'être payé jusqu'à la fin de son contrat qui court jusqu'en juin 2029 pour apposer sa signature sur la résiliation de son contrat.
En tout, il réclame 36 salaires pour mettre fin à son aventure avec les Canaris. D'après nos informations, le président Boudedja a appelé dans la journée d'hier l'agent de Gaya Merbah pour lui faire part de la décision de la direction de le libérer à 2 semaines de la clôture du marché des transferts. Ce dernier lui aurait rétorqué que la direction avait insisté pendant plusieurs semaines pour qu'il reste et que ce n’est pas normal de le libérer à quelques jours seulement de la reprise du championnat. Il lui a ajouté qu'il devra d'abord discuter avec Gaya Merbah pour voir ce qu'il décidera.
Ce dernier, qui ne s'attendait pas à ce qu'il soit libéré au lendemain du retour de l'équipe de Tunisie où elle a effectué sa préparation d'intersaison, a fait savoir à son agent que si la direction de la JSK insiste pour qu'il parte, elle devra le payer jusqu'à la fin de son contrat, c'est-à-dire, jusqu'en juin 2029. Il est clair que celle-ci n'acceptera pas de lui payer 36 salaires, ce qui fait que le bras de fer entre les responsables de la JSK et leur gardien risque d'envenimer la situation en cette fin de préparation. Si chacune des deux parties campe sur sa position, ce conflit prendra sans nul doute des proportions plus importantes, alors que la JSK a besoin de sérénité pour bien aborder le championnat.
Situation abracadabrante
Ce n'est un secret pour personne, le gardien Gaya Merbah avait demandé à partir à la fin de l'exercice écoulé, mais le président Boudedja avait usé de tout son sens de persuasion pour le convaincre à rester. Il s'était entretenu même avec lui à la reprise des entraînements au début du mois de juillet dernier et il lui avait réaffirmé qu'il fait partie des cadres de l'équipe et qu'il n'ira nulle part. Même l'entraîneur Karim Belhocine avait eu une longue discussion avec Gaya au mois de juillet dernier à Tizi Ouzou et il l'avait rassuré en lui disant qu'il compte beaucoup sur lui pour la saison prochaine. Rassuré et par son président et son coach, Merbah leur avait assuré qu'il continuera à tout donner pour être à la hauteur de la confiance placée en lui. Mais alors que lui se projette déjà sur le premier match du championnat, les responsables du club lui ont fait part, hier, de leur décision de le libérer.
Il aurait essayé de les joindre pour avoir les raisons qui les ont poussés à vouloir se séparer de lui, en vain. Une chose est certain, c’est que Gaya Merbah ne résiliera pas son contrat sans percevoir une indemnisation de 36 salaires. Son agent a clairement affirmé au président Boudedja que c'est anormal de libérer Gaya Merbah à quelques jours seulement de la reprise du championnat, alors que tous les clubs ont pratiquement bouclé leur recrutement. Il faut reconnaître que la plupart des supporters sont sidérés par cette décision surtout que la JSK a besoin de renforts de haut niveau pour jouer les premiers rôles. Déjà surpris par le recrutement d'Alexis Guendouz qui était le remplaçant de Ramdane au MCA, ils ne comprennent pas pourquoi les dirigeants veulent se séparer de Gaya Merbah à quelques jours du premier match du championnat.
N. B.





