C’était dans l’air, mais c’est désormais officiel. Sedki Hamada n’est plus l’entraîneur de l’Entente de Sétif. La défaite concédée samedi soir face au CRT (1-2) aura été celle de trop.
Déjà sur la sellette depuis quelque temps, la direction du club, représentée par Nabil Kebaïli, DG de la SSPA/Black Eagles, filiale du groupe Sonelgaz, a décidé de mettre fin à sa collaboration avec le technicien égyptien. L’information, qui avait circulé dans la matinée d’hier, a été confirmée par la suite à travers un communiqué publié sur la page officielle du club sétifien sur Facebook. La direction y indiquait qu’elle devait se réunir en urgence avec l’entraîneur Sedki Hamada afin d’examiner les modalités de la fin de leur collaboration : « La direction du club informe les supporters et l’opinion sportive qu’une réunion d’urgence se tiendra ce dimanche (hier, ndlr), en fin d’après-midi, au siège de l’administration, avec l’entraîneur égyptien Sedki Hamada. L’ordre du jour de cette réunion portera sur l’examen des modalités de la fin de la collaboration avec l’entraîneur égyptien et son staff, à la suite des mauvais résultats enregistrés par l’équipe lors des premières journées du championnat de la saison 2026-2027. La décision définitive concernant le dossier de la résiliation de la relation contractuelle avec l’entraîneur sera prise après l’étude de tous les aspects liés à ce dossier, afin de prendre les décisions judicieuses qui servent l’intérêt du club et de ses supporters. » Voilà qui est clair.
Cette issue était attendue, dans la mesure où l’ancien coach du Zamalek n’a convaincu personne du côté d’Aïn El Fouara depuis sa prise en main de la barre technique sétifienne. Malgré les moyens mis à sa disposition et un recrutement jugé plus ou moins satisfaisant, les résultats n’ont toutefois pas suivi. En six matches sur le banc depuis son arrivée, le 1er juillet 2026, il a enregistré 1 victoire, 2 matches nuls et 3 défaites, soit 5 points sur les 18 possibles.
L’affaire Hamek, la goutte qui a fait déborder le vase
Un bilan bien maigre pour une équipe sétifienne qui aspirait à jouer toutes ses cartes afin de décrocher, pourquoi pas, un ticket pour une compétition continentale la saison prochaine. Même ses relations avec les joueurs n’étaient pas au beau fixe. Le dernier épisode en date concerne Hamek. À la suite d’une déclaration faite à la télévision algérienne, dans laquelle il avait expliqué qu’il ne jouait pas à son poste et que cela l’empêchait de s’exprimer à 100 % de ses capacités, le joueur a été écarté du groupe au début de la semaine précédant le match d’hier. Il a ensuite été écarté du onze rentrant qui a affronté le CRT avant-hier soir. Toujours est-il qu’un scénario désormais récurrent se répète presque chaque année à l’ESS, avec une instabilité chronique au niveau du staff technique.
Rien que la saison dernière, pratiquement à la même période de la compétition, le club s’était séparé de deux entraîneurs en quelques semaines, en l’occurrence le technicien allemand Antoine Hey, puis Toufik Rouabah, avant de faire appel, quelques mois plus tard, au Serbe Milutin Sredojevic, puis à Lotfi Amrouche, pour sauver ce qui pouvait encore l’être, à savoir assurer le maintien. La mauvaise gestion de l’administration actuelle est pointée du doigt par de nombreux supporters et observateurs, qui lui reprochent ses mauvais choix, notamment en matière de recrutement et de désignation du staff technique. Concernant le nom du successeur de Sedki Hamada, rien n’a filtré, même si plusieurs CV de techniciens locaux et étrangers auraient déjà été étudiés avant même la décision de mettre fin aux fonctions du coach égyptien. À titre d’information, l’ESS vient de consommer son 10e entraîneur en l’espace de 3 ans. Un chiffre colossal, auquel s’ajoutent des pertes financières qui se chiffreraient à des centaines de milliards, conséquence de la politique menée durant la période 2023-2026.
F. R.





