ESS : retour sur un derby pas comme les autres

Publié le : 23 Septembre 2026 Par : Fares R.

«  Des défaites on construit les victoires. » C’est décidément la leçon qui a servi à l’Entente de Sétif de donner une véritable raclée au CSC samedi dernier et de se racheter de son début difficile. 

 

Bien que cette victoire (5-1) ait été ternie par l’annonce de Farid Mellouli de démissionner de son poste de directeur sportif du club, il n’en demeure pas moins que ce premier succès en championnat intervient au bon moment et va sans doute déclencher un nouveau départ pour le onze de l’Aigle noir pour plusieurs raisons.  Défaits contre toute attente lors de la première journée face à l’ESBA au stade du 8-Mai-1945 (0-1), les partenaires de Hadi Al-Hourani ont vécu une semaine délicate alors qu’ils avaient au point de mire un périlleux déplacement au temple olympique du 5-Juillet-1962 pour en découdre avec le CRB. Une semaine au cours de laquelle beaucoup de choses se sont produites en coulisses.

On a évoqué à ce titre des tensions entre les joueurs eux-mêmes, des clans, une relation difficile entre l’entraîneur Sedki Hamada et quelques éléments, sans oublier la pression terrible qu'endurent en parallèle Mellouli vis-à-vis des supporters qui n’ont pas digéré l’échec face à l’équipe dirigée par le coach Mounir Zeghdoud qu’ils ont qualifiée d’une humiliation.

 

Puis vint la rencontre face au Chabab. Un match où il fallait tenter de réagir et ramener un bon résultat qui va peut-être atténuer un tant soit peu la tension. Certes, l’équipe a pu produire un bon jeu, mieux que celui présenté avant, mais cela n’a pas suffi pour empêcher les Belouizdadi d’empocher les trois points de la victoire. Et rebelote. Tout est permis alors pour  « inventer » d’autres histoires, mais cette fois on n’a pas laissé les choses traîner.  Aussitôt de retour à Sétif, Mellouli et Kebaïli provoquent une réunion d’urgence avec le technicien égyptien pour une explication sur ce qui se passe autour de l’équipe.

 

Plusieurs réunions après le match du CRB

 

Là, on a crevé l’abcès. Des rencontres ont eu lieu entre les joueurs et l’entraîneur, puis entre joueurs et responsables du club, et enfin une explication entre tous les acteurs. Ceci a finalement porté ses fruits ou, dès la reprise des entraînements, tout le monde a remarqué qu'une nouvelle dynamique est née au sein de l’effectif avec cette envie d’essayer cette fois de passer à l’acte, c'est-à-dire de se surpasser et d'aller chercher ce premier succès de la saison.  Cependant, en face il fallait faire avec une équipe constantinoise invaincue sur ses deux premiers matches, dont une large victoire face à l’ASO Chlef, et qui voulait confirmer cette bonne entame en mettant à profit la mauvaise passe de son adversaire du jour sétifien. Malheureusement pour eux, ils sont tombés dans le mauvais jour. Même s’ils ont réussi à prendre l’avantage à peine quelques secondes après le coup d’envoi du match de l’arbitre Yahia Dahar. Les Chikhi et consort vont subir une sale soirée avec au final une défaite historique de cinq buts à un.

 

 

Une victoire 2 en 1

 

Une défaite que ne vont pas oublier de sitôt les Sanafir, lesquels n’arrivent toujours pas à comprendre comment leur équipe a sombré devant des Ententistes qui prenaient du plaisir à enchaîner le beau jeu et les buts. Au coup de sifflet final, la joie a plongé tout un club en liesse. Tout se lisait sur les visages.  « C’est extraordinaire ce que nous avons vécu ce soir. Je suis très content de cette victoire que je dédie tout spécialement à nos supporters. C’est une sorte de dette après le revers subi face à l’ESBA », a déclaré à ce titre le coach Sedki, qui peinait à trouver les mots, lui qui venait de l’échapper belle d’un limogeage presque programmé. Cela dit, au-delà des trois points, ce succès va sûrement déclencher une nouvelle dynamique chez le groupe qui doit maintenant confirmer cela dès la reprise du championnat avec un déplacement à Oran pour affronter le MCO dans un match comptant pour la 4ᵉ journée du championnat de Ligue 1 Mobilis.

F. R.