CRB : 7 jours pour sauver un mercato XXL

Publié le : 24 Août 2026 Par : Mohamed A.

À une semaine de la fermeture du mercato estival en Algérie, le CR Belouizdad se retrouve toujours confronté à une situation pour le moins surprenante. Depuis le 26 mai dernier, le club fait l’objet d’une interdiction de recrutement prononcée par la FIFA. 

 

Une sanction qui, sur le papier, ne semblait pourtant pas particulièrement difficile à régler, puisque le montant réclamé au club ne dépassait pas les 5 000 dollars. Or, près de trois mois plus tard, cette interdiction est toujours en vigueur. De quoi susciter de nombreuses interrogations au sein de la maison belouizdadie : qu’est-ce qui bloque donc réellement la levée de cette sanction ?

 

Le secrétaire assure avoir fait le nécessaire

 

Selon nos informations, le secrétaire du club persiste et signe : tout le nécessaire aurait été accompli de son côté pour permettre au CRB de régulariser sa situation. Le club aurait bel et bien procédé au paiement des 5 000 dollars réclamés par la FIFA, une somme correspondant à la mise en conformité du CRB avec les statuts des clubs professionnels au niveau de la CAF. Du côté du secrétaire, on considère donc que le dossier est désormais réglé et que le club n’attendrait plus que la FIFA procède officiellement à la levée de l’interdiction de recrutement. Une version qui ne semble, toutefois, pas faire l’unanimité en interne, puisque le maintien de cette sanction commence sérieusement à inquiéter les différents responsables, surtout à l’approche des deux échéances importantes que constituent la reprise du championnat et la clôture du mercato.

 

Des accusations qui commencent à fuser

 

La situation serait devenue particulièrement tendue en interne ces derniers jours. Certaines voix accusent en effet le secrétaire du club de ne pas avoir accompli tout le nécessaire pour permettre la levée effective de la sanction, malgré le paiement de la somme réclamée. Une situation qui alimente même des accusations beaucoup plus graves, certains allant jusqu’à évoquer un supposé «sabotage interne» du travail réalisé durant l’été par le directeur sportif Djaber Naâmoune. Ce dernier a été à l’origine d’un mercato particulièrement ambitieux, avec plusieurs recrutements importants destinés à renforcer considérablement l’effectif de Nabil Maâloul. Mais tout ce travail pourrait être sérieusement remis en cause si les nouvelles recrues ne sont pas qualifiées à temps.

 

Une véritable course contre la montre

 

Le temps commence désormais à presser sérieusement du côté du Chabab. Avec la fermeture du mercato estival algérien fixée au 31 août, la direction belouizdadie ne dispose plus que d’une semaine pour obtenir la levée de cette interdiction et permettre la qualification de ses nouvelles recrues. Chaque jour qui passe complique davantage la situation, alors que le club avait pourtant engagé d’importants moyens et consacré beaucoup d’efforts à la construction de son nouvel effectif. La pression est d’autant plus forte que le premier rendez-vous officiel de la saison arrive à grands pas. Le CRB affrontera l’ASO Chlef samedi prochain, dans cinq jours seulement, et Nabil Maâloul pourrait être contraint de préparer cette rencontre sans pouvoir compter sur les joueurs recrutés durant ce mercato. La direction se retrouve donc face à une véritable course contre la montre : elle doit à la fois obtenir la levée de la sanction dans les plus brefs délais et s’assurer que les nouvelles recrues soient qualifiées à temps pour être à la disposition du staff technique. Le moindre retard pourrait ainsi avoir des conséquences importantes, aussi bien sur le début de saison que sur la suite du mercato. D’où l’urgence de comprendre ce qui bloque réellement dans un dossier qui, en apparence, semblait pourtant particulièrement simple à régler.

 

Maâloul déjà confronté à plusieurs absences

 

Au-delà du mercato, cette situation risque également d’avoir des conséquences immédiates sur le plan sportif. Le premier match officiel de la saison est programmé dans seulement cinq jours, samedi prochain, face à l’ASO Chlef. Si la sanction de la FIFA n’est pas levée d’ici là, Nabil Maâloul ne pourra tout simplement pas compter sur ses nouvelles recrues pour cette première rencontre de championnat. Une perspective qui ne manquerait certainement pas de contrarier l’entraîneur belouizdadi, d’autant plus que celui-ci devra déjà composer avec plusieurs absences. Khacef et Benhamouda sont suspendus, tandis que Keddad est actuellement blessé. La possibilité de disposer de ses nouvelles recrues permettrait donc au technicien tunisien de compenser ces défections et de bénéficier d’un effectif plus étoffé pour cette entrée en matière. L’incertitude autour de la levée de la sanction intervient ainsi au pire moment pour le CRB. Après avoir consacré d’importants efforts au renforcement de l’effectif, le club risque de se retrouver privé d’une partie de ses nouveaux éléments lors de son premier rendez-vous officiel.

 

Naâmoune se sent directement visé

 

Cette affaire n’est évidemment pas sans conséquences sur le plan interne. Le directeur sportif Djaber Naâmoune se sentirait clairement visé par la situation actuelle, lui qui a consacré beaucoup d’énergie au mercato estival et qui considère avoir mené à bien la mission qui lui avait été confiée. Le risque de voir ses recrues rester non qualifiées constitue forcément une source de frustration pour lui. Selon nos informations, Naâmoune aurait même menacé de jeter l’éponge si «ses» nouvelles recrues venaient à ne pas être qualifiées. Une éventuelle décision qui pourrait provoquer un véritable séisme au sein du club, au moment où celui-ci s’apprête justement à entamer une nouvelle saison avec de grandes ambitions. Dès lors, la question demeure entière et prend une importance croissante : où se situe réellement le problème dans la levée de cette sanction ? Comment expliquer qu’une interdiction de recrutement liée à une somme aussi modeste que 5 000 dollars soit toujours en vigueur près de trois mois après son prononcé ? Entre les assurances du secrétaire, les accusations qui commencent à émerger en interne et l’impatience de Djaber Naâmoune, le CRB se retrouve face à une situation qui exige désormais des éclaircissements et surtout une résolution rapide.

M.A.