Le futur sélectionneur national ne pouvait espérer de meilleures conditions pour entamer son aventure à la tête des Verts.
Alors que la Fédération algérienne de football devrait officialiser son identité dans les prochains jours, le technicien appelé à succéder à Vladimir Petković bénéficiera d'un avantage rare, voire inédit : un premier stage de près de deux semaines, offrant un temps de travail largement supérieur à celui des traditionnelles fenêtres internationales. Cette situation exceptionnelle est directement liée au calendrier de la FIFA. En raison de l'organisation de la Coupe du monde entre juin et juillet 2026, l'instance internationale a profondément remanié le calendrier des sélections. Au lieu des trois fenêtres habituelles de septembre, octobre et novembre, seules deux périodes internationales sont prévues avant la fin de l'année. La première s'étendra du 21 septembre au 6 octobre, soit 15 jours, tandis que la seconde aura lieu du 9 au 17 novembre.
Un luxe inédit
Habituellement, les sélectionneurs disposent d'une semaine à peine pour rassembler leurs joueurs et préparer deux rencontres. Cette fois, le futur patron des Verts aura le temps de travailler en profondeur, d'installer progressivement ses idées et surtout de découvrir son groupe dans des conditions beaucoup plus favorables. Les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2027 seront naturellement au cœur du programme. L'Algérie recevra la Zambie à Tizi Ouzou avant de se déplacer au Burundi pour son deuxième rendez-vous officiel. Mais cette longue fenêtre offre également une opportunité que la FAF aurait tort de négliger.
Au moins une rencontre amicale
Le règlement de la FIFA autorise, lors de cette période exceptionnelle, l'organisation de quatre rencontres internationales. Autrement dit, en plus des deux matches officiels, les Verts pourraient disputer un ou même deux matches amicaux. La Fédération travaille déjà sur cette possibilité afin d'offrir au nouveau staff technique un temps d'observation supplémentaire. L'ordre des rencontres n'a pas encore été arrêté, mais il est probable que les deux matches des éliminatoires soient disputés en priorité, avant d'enchaîner avec les rencontres de préparation. Quelle que soit la formule retenue, ces matches constitueront un véritable laboratoire pour le nouveau sélectionneur.
Poser les premières bases
Ce premier rassemblement ne servira pas uniquement à engranger des points dans la course vers la CAN. Il représentera surtout le point de départ de la nouvelle ère voulue par la FAF, qui mise désormais sur la piste espagnole pour relancer une sélection encore marquée par son élimination prématurée lors de la dernière Coupe du monde. Le futur entraîneur disposera d'un mois, voire davantage, entre sa nomination et le début du stage pour préparer sa première liste, analyser les prestations récentes de la sélection et bâtir son programme de travail. La matière ne manque pas. Des rencontres de la CAN jusqu'au huitième de finale perdu face à la Suisse lors du Mondial, les vidéos et les données permettront au nouveau staff de cibler les lacunes ayant freiné les Verts ces derniers mois. L'objectif sera clair : reconstruire progressivement une équipe plus solide, redonner de la stabilité au secteur défensif et insuffler une nouvelle dynamique dès les premières sorties officielles.
Une hiérarchie à reconstruire
Ces quinze jours de travail pourraient également redistribuer plusieurs cartes au sein de l'effectif. Les premiers stages d'un sélectionneur sont souvent déterminants dans la construction de sa hiérarchie. Avec la possibilité de disputer jusqu'à quatre rencontres, le turn-over devrait être important et chacun aura l'occasion de défendre ses chances. Pour certains joueurs, cette fenêtre représentera une occasion en or de convaincre le nouveau patron des Verts surtout que des places se sont automatiquement dégagées après le départ de deux piliers en retraite, à savoir Ryad Mahrez et Aïssa Mandi. Pour d'autres, en revanche, l'absence pourrait coûter cher.
Suspendus pour cette fenêtre internationale, Luca Zidane et Rafik Belghali manqueront ce premier rendez-vous de la nouvelle ère. Une absence qui risque de les éloigner provisoirement des premiers choix du futur sélectionneur, même s'ils auront sans doute l'occasion de revenir dans la course lors du rassemblement de novembre. Une chose est certaine : rarement un nouveau sélectionneur de l'équipe nationale aura bénéficié d'autant de temps pour prendre ses marques. Si la FAF parvient à compléter le programme par un ou deux matches amicaux, le futur technicien espagnol disposera de toutes les conditions pour poser les premières fondations de son projet. Plus qu'un simple stage de rentrée, ce rassemblement de septembre pourrait bien marquer le véritable acte de naissance de la nouvelle version des Verts.
S. M. A.




