Cette fois, les choses sérieuses commencent vraiment pour l’équipe nationale. À 3 semaines de son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026, l’EN a lancé ce lundi son ultime stage précompétitif au Centre technique national de Sidi Moussa, point de départ d’une préparation qui doit mener les hommes de Vladimir Petkovic vers le grand rendez-vous planétaire.
Et déjà, l’ambiance qui régnait hier à l’aéroport Houari-Boumediene donnait le ton. Entre journalistes, caméras, supporters curieux et proches des joueurs, l’atmosphère ressemblait fortement à une rentrée des classes. La décision de Vladimir Petkovic de ne pas dévoiler officiellement sa liste avant le 31 mai a entretenu le suspense jusqu’au bout et poussé de nombreux médias à se déplacer pour observer les arrivées des internationaux, un par un ou par petits groupes. Les premiers visages aperçus ont été ceux d’Adil Boulbina, Amine Gouiri, Samir Chergui, Luca Zidane, Belazoug, Ramy Bensebaïni, Nadhir Benbouali, Nabil Bentaleb, Jaouen Hadjam, Aïssa Mandi ou encore Farès Ghedjemis. Avant eux, le capitaine Riyad Mahrez, Anis Hadj Moussa, Farès Chaïbi et Ibrahim Maza avaient déjà rejoint discrètement le territoire national ces derniers jours, profitant de quelques moments de repos avant l’entame du grand chantier.
Une semaine décisive
Le groupe ne sera totalement au complet que jeudi prochain. Mohamed-Amine Amoura et Hicham Boudaoui rejoindront le rassemblement avec un léger retard, retenus par les barrages disputés avec leurs clubs respectifs. D’ici là, le travail aura déjà commencé à Sidi Moussa. Le staff technique a prévu une importante phase d’évaluations physiques afin de mesurer l’état de fraîcheur des joueurs après une saison particulièrement éprouvante. Plusieurs éléments arrivent diminués ou reviennent de blessures, ce qui explique pourquoi Petkovic a préféré attendre avant de trancher définitivement sa liste des 26 mondialistes. L’objectif du sélectionneur est clair : disposer d’un groupe capable de répondre aux exigences très particulières d’une Coupe du monde. L’Algérie devra affronter des profils très différents dès le premier tour, avec notamment l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie. Dans cette optique, le technicien bosniaque veut des joueurs polyvalents, physiquement prêts et capables de s’adapter rapidement à différents scénarios tactiques. Certains postes semblent déjà verrouillés, mais plusieurs places restent encore ouvertes, aussi bien en défense qu’au milieu et en attaque.
Cap sur Rotterdam
Avant même de penser à Lionel Messi et à l’Argentine, les Verts devront d’abord négocier leur premier grand test de préparation le 3 juin prochain à Rotterdam face aux Pays-Bas. Petkovic disposera d’environ huit jours de travail au CTN avant le départ vers la Hollande prévu le 2 juin. L’équipe nationale ne passera qu’une seule nuit à Rotterdam, le temps d’effectuer une séance d’entraînement sur la pelouse du Stadion Feijenoord avant de jouer le lendemain. Le retour à Alger interviendra immédiatement après le match afin de finaliser les derniers réglages avant le grand départ vers les États-Unis prévu le 7 juin.
L’Aïd ensemble avant le grand départ
Au-delà du volet sportif, ce stage possède également une dimension humaine importante. Les joueurs et le staff technique partageront ensemble l’Aïd El-Adha à Sidi Moussa, un moment qui devrait renforcer encore davantage les liens du groupe avant le début de la compétition. Après Rotterdam, les Verts rallieront Kansas City où ils établiront leur camp de base durant le Mondial. Ils y disputeront leur dernier match amical le 10 juin contre la Bolivie dans une rencontre organisée loin de l’agitation médiatique habituelle, mais considérée comme essentielle par Petkovic pour peaufiner son onze de départ. Car derrière cette ambiance de rentrée observée hier à l’aéroport d’Alger, tout le monde a déjà le regard tourné vers le 17 juin et ce premier choc contre l’Argentine, qui marquera le retour de l’Algérie sur la scène mondiale.
S. M. A.





