EN : la FAF avance avec un coach portugais

Publié le : 20 Août 2026 Par : Mohamed Amokrane Smail

À un mois du début du stage de septembre, la sélection nationale ne connaît toujours pas le nom de son prochain sélectionneur. 

Aucun accord n’a été conclu avec un quelconque entraîneur, alors que la FAF poursuit ses contacts et continue d’étudier plusieurs profils pour succéder à Vladimir Petkovic. Une situation qui commence à devenir préoccupante à l’approche de la rentrée des classes pour les Verts.

 

Le premier choix recalé

 

La piste Félix Sánchez Bas avait pourtant connu une réelle avancée. L’Espagnol avait été placé en tête après le travail du Collège technique national, qui avait étudié et classé les différents profils. La FAF avait ensuite avancé dans les discussions avec l’ancien sélectionneur du Qatar, au point de donner l’impression que son arrivée n’était plus qu’une question de temps. Mais les hésitations sont apparues des deux côtés. Sánchez a lui-même temporisé, tandis que la FAF a pris le temps de consulter plusieurs techniciens et de se renseigner davantage sur son profil et a finalement pris ses distances avec cette piste.

 

La tentation espagnole estompée

 

Ce qui devait être initialement un choix porté vers l’école espagnole a alors pris une autre direction. La FAF a sondé plusieurs entraîneurs et élargi ses recherches, au point de sortir du cadre des profils initialement présentés au Collège technique national. Paulo Bento a notamment avancé dans les discussions. L’ancien sélectionneur du Portugal, qui a également dirigé la Corée du Sud et les Émirats arabes unis, s’est retrouvé parmi les candidats les plus sérieux, encore un autre coach néo-espagnol qui tue définitivement cette flamme hispanique, un temps, entretenue par l’instance fédérale.

 

Rumeurs

 

Ces derniers jours, le nom de Gustavo Poyet a également circulé comme une possible piste pour le poste de sélectionneur. Toutefois, selon des sources dignes de foi, il ne s’agirait que de simples rumeurs et aucun contact concret n’aurait été établi entre la FAF et le technicien uruguayen. Son nom ne figure donc pas, à ce stade, parmi les pistes concrètement travaillées par la Fédération algérienne de football. Le dossier doit ainsi être recentré sur les négociations réellement engagées par la FAF.

 

Un nouveau Portugais en course

 

Et aux dernières nouvelles, c’est justement vers le Portugal que la FAF aurait de nouveau orienté ses recherches. Après Paulo Bento, un autre entraîneur portugais est entré en course et serait actuellement en négociations avec la FAF. Son identité n’a pas filtré pour le moment. Tout ce que l’on sait, c’est que le technicien est actuellement sous contrat avec un club. Après avoir échangé et négocié avec la Fédération algérienne de football, il serait désormais en discussions avec ses dirigeants afin de trouver un accord pour une éventuelle résiliation de son contrat.

 

Un détail qui en dit long sur l’état d’avancement du dossier. Si les négociations avec son club aboutissent et qu’il parvient à se libérer de son engagement, il pourra alors devenir le prochain sélectionneur national. Ce scénario laisse penser que la FAF tient désormais son choix et qu’elle cherche surtout à finaliser les dernières modalités avant de passer à l’annonce officielle.

 

Le Collège relégué au second plan

 

Cette succession de pistes pose forcément la question du rôle du Collège technique national. Présenté au départ comme une instance de référence appelée à intervenir dans le choix du futur sélectionneur, le CTN semble finalement avoir vu son rôle considérablement réduit.

Sánchez Bas, Benítez et Saintfiet avaient été classés après son intervention, mais la FAF semble désormais mener seule les recherches, sonder d’autres profils et réorienter ses choix en fonction de ses propres consultations.

La Fédération algérienne de football assume visiblement de prendre son temps pour éviter une nouvelle erreur de casting. Mais le calendrier, lui, n’attend pas.

 

Le rattrapage approche

 

Dans un mois, les Verts retrouveront le terrain pour leur stage de septembre. Après avoir échoué à leur dernier examen lors d’un Mondial particulièrement décevant, ils devront désormais passer par la case rattrapage avec un nouveau sélectionneur. La FAF doit donc rapidement en finir avec ce dossier et se pencher pleinement sur les préparatifs du prochain regroupement. Le futur coach devra être installé suffisamment tôt pour prendre connaissance du groupe, arrêter ses choix et préparer les échéances face à la Zambie et au Burundi.

 

Des dossiers déjà prêts

 

Le nouveau sélectionneur ne partira toutefois pas de zéro. Anthar Yahia a pris ses fonctions le 1er août dernier et a déjà commencé à travailler en coulisses, notamment en suivant les joueurs et en préparant le prochain regroupement. Le futur patron des Verts trouvera donc plusieurs dossiers déjà ouverts sur son bureau. Il lui restera à mettre en place ses idées, faire ses choix et tirer le meilleur d’un groupe qui doit rapidement tourner la page du Mondial. À un mois du stage, le temps presse désormais pour la FAF. Après plusieurs semaines d’hésitation, les discussions avec ce nouvel entraîneur portugais pourraient enfin permettre de mettre un terme à l’attente et de lancer véritablement la préparation de la rentrée des Verts.

 

Mohamed Amokrane Smail