Saïd Haddouche : «Zetchi ne peut rien faire tout seul»

 

 

 

On a longtemps perdu de vue Haddouche ; pourtant, il fait partie des compétences algériennes dans le monde du foot établies à l’étranger, une référence qui a contribué à la construction  de l’actuel football belge. Il aurait pu faire de même il y a quelques années à la FAF, mais Hadouche est parti au tout début de sa mission pour des raisons familiales. Entre-temps, il a suivi l’évolution des événements au niveau de la Fédé. Il y a quelques jours, il a répondu présent pour assister à un match de la JSK au Luxembourg ; il a assisté à la partie et apprécié le moment. On a profité de sa présence au match Hamm Benfica-JSK pour avoir cette longue discussion avec lui. Suivons-le.

Entretien réalisé par SMAÏL M. A. 

Cela vous fait quoi de vous déplacer pour suivre un match de la JSK ?

Comme d’habitude, à chaque fois que la JSK vient, je suis présent, que ce soit en France ou en Belgique à l’époque de Taelmann ou ici ; c’est notre grand club quand même, c’est l’équipe phare d l’Algérie, le moteur, la locomotive qui doit rester ainsi. On lui souhaite aujourd’hui de revenir vite en Afrique et s’installer avec la nouvelle direction. On espère qu’ils vont redémarrer, mais aussi les autres équipes, comme le MCA, l’USMA, etc. tous doivent faire un effort pour redémarrer, c’est notre compétition qui fera le football de demain.

 

Comme vous venez de dire, il y a eu un changement de direction après plus de 25 ans de règne du président Hannachi ; qu’avez-vous à dire là-dessus ?

Ça été un peu difficile puisqu’il n’y avait pas de stabilité au niveau du cadre technique, au niveau du comité. Hannachi a fait énormément au club, il a apporté énormément ; il faut lui reconnaître ça aussi, il ne faut pas être amnésique. Deuxième chose, une nouvelle génération arrive, elle est motivée pour apporter, il faut la soutenir. C’est toute l’Algérie qui doit soutenir le club afin de redémarrer et redevenir une locomotive, un  modèle pour pouvoir pousser, car il faut toujours un modèle. Avant, il y avait Saint-Etienne, l’Ajax ou Anderlecht. Dans chaque pays, il y a une locomotive. C’est un club qui va encore progresser ; il va avoir un nouveau stade, une nouvelle infrastructure, un centre de formation… Je trouve qu’au niveau des infrastructures, elles sont là, les ressources humaines, il faut les améliorer. Je pense aussi que les moyens sont disponibles pour faire de la JSK un très grand club.

 

La direction a misé sur Franck Dumas connu pour être un formateur ; elle a misé aussi sur une équipe jeune, même trop jeune, selon le coach ; est-ce le bon choix ?

La jeunesse est très bien, maintenant il faut savoir ce qu’ils ont tracé comme vision footballistique pour le club. Si vous prenez une équipe jeune et vous lui demandez les résultats immédiatement, non, il faut qu’elle s’adapte au club et au championnat, qu’elle commence à grandir ensemble. Il n’y a rien à faire, le football, il faut lui donner du temps parce qu’il faut du vécu ; les joueurs doivent apprendre d’abord à comprendre et à se faire comprendre pour jouer plus vite l’adversaire, lui poser des problèmes et lui faire des résultats. Donc, il faut que les supporters prennent patience aujourd’hui et donnent le temps à l’entraîneur de mettre en place sa politique de jeu, son style de jeu, que les joueurs s’adaptent et jouent plus vite en posant des problèmes. C’est ainsi qu’on devient un grand club.

 

La JSK aura son stade qui devrait être réceptionné dans au plus tard une année ; elle s’apprête aussi à construire son propre centre de formation, un camp d’entraînement (il nous coupe)…

Au niveau des infrastructures, c’est excellent, le MCA, le CRB, l’USMA, le MCO ou le CSC, il faut qu’ils aient leur centre de formation et leur stade, il n’y a rien à faire. Ce sont de grands clubs qui doivent s’installer en société aujourd’hui et faire du développement, car les ressources humaines, c’est bien, mais on sait aujourd’hui que les ressources économiques, c’est nécessaire aussi. Il faut générer l’argent ; sans les moyens, on ne peut pas devenir un grand club.

 

Peut-on dire que la JSK est sur la bonne voie ?

C’est la bonne, c’est pour ça qu’on est venus ici pour voir le match et les soutenir, montrer qu’on est aussi des supporters de la JSK.

 

Le vent du changement a soufflé aussi sur la FAF qui a été restructurée ; un commentaire ?

Nous on ne souhaite que le bien, mais on doit passer par le développement des ressources humaines, il n’y a rien à faire. Il faut partout des éducateurs, partout des entraîneurs… C’est eux qui dispensent, c’est eux qui font l’éducation, c’est eux qui font l’éducation, c’est eux qui font grandir les joueurs et le jeu… Il faut former des entraîneurs de l’élite chez les jeunes aussi dès que les clubs ont des stades. Il faut former l’élite pour préparer le professionnalisme. On dit les RH, car ils doivent former et vendre à l’extérieur. Pour ce faire, on doit vendre des profils et des critères. Si l’on ne fait pas attention à ces critères-là, on ne pourra pas vendre nos joueurs, on ne pourra pas développer, on ne peut plus compter sur le produit étranger. Certes ce sont des Algériens qu’on doit intégrer ; la preuve est là, on est derrière la JSK ici, car on est tous Algériens, tous, sans régionalisme. Mais, je trouve que c’est la compétition nationale qui fait le développement, car l’entraînement est une chose et la compétition en est une autre ; c’est la compétition qui améliore et qui développe. On aura une bonne compétition qu’on suivra avec intérêt.

 

La FAF est dirigée par Zetchi, un adepte du concept des académies ; ce qui devrait booster cette politique inévitable de formation, non ?

Il ne peut pas le faire tout seul, il faut que tout le foot national le soutienne.

 

Parlons un peu de l’EN, il y a eu une succession de sélectionneurs et d’énormes dégâts sur la route ; une instabilité qui ne peut que vous faire de la peine, n’est-ce pas ?

On souhaite plus de stabilité, car on a des joueurs exceptionnels, on doit profiter aujourd’hui pour essayer de mettre le jeu. Comme Gourcuff quand il est arrivé, il a essayé de mettre un projet qui pourrait permettre aux jeunes de progresser. On espère que le coach qui va venir mettra un projet de jeu pour l’intégration des prochaines générations, mais qu’on ne lui demande pas à courte échéance de nous qualifier ou de gagner une CAN, alors qu’on ne sait même pas le profil de l’entraîneur.

 

Vous parlez de Gourcuff connu pour son entêtement à vouloir installer le 4-4-2, quels que soient les matches et les conditions de jeu ; c’était déjà l’une des raisons de son échec (il nous coupe)…

Mais est-ce que le 4-4-2 est un problème ? Aujourd’hui, de très grands clubs jouent avec ce schéma, le problème est ailleurs. Il a parlé de zone et personne ne lui a posé la question c’est quoi la zone ; qu’allait-il faire avec les jeunes qui ne connaissent pas la zone, qui n’ont pas été formés à ça.

 

Mais la plupart des sélectionnés ont été formés ici en Europe avec un acquis important sur le plan tactique…

Justement, c’est pour ça qu’il a intégré essentiellement des joueurs formés en Europe. Il a aussi cherché des joueurs dans des postes. Par exemple, on n’avait pas un joueur qui peut jouer devant la défense ; pour freiner les défenses adverses, il a mis Medjani. Et comme on a perdu Lacen, il n’a pas trouvé, il a dû aller chercher Mesloub. C’est quelqu’un qui cherchait des postes, des fonctions et des tâches à attribuer et essayer de trouver le profil. C’est pourquoi il a appelé Mesloub pour prendre la place de Lacen comme relayeur entre les lignes. Jusqu’aujourd’hui, on n’a pas trouvé son remplaçant ; les autres joueurs n’ont pas les aptitudes. Regardez Naingolan, c’est l’un des meilleurs milieux en Italie, mais l’entraîneur national belge n’a pas voulu le prendre ; ça a créé une crise, car il lui fallait quelqu’un qui a le profil pour la place. Aujourd’hui, on cherche un profil et quand on ne trouve pas, c’est qu’on n’a pas produit et c’est un déficit. Normalement, l’Algérie d’aujourd’hui doit avoir énormément de joueurs qui permettent de satisfaire les besoins du coach.

 

On parle souvent ces derniers temps du profil du prochain sélectionneur, qu’il doit venir de tel ou tel pays, qu’il doit connaître l’Afrique… qu’en pensez-vous ?

Pour le profil, l’essentiel est qu’il soit un entraîneur formateur. Les binationaux viennent avec une formation, il n’a pas besoin de leur expliquer comment se positionner, comment se replacer. Les joueurs, ce sont eux qui gèrent leur prestation. Quant aux locaux, il faut les prendre en charge, puis les accompagner.

 

Un nom à proposer ?

Pour moi, le profil c’était Gourcuff, et personne d’autre ; il pouvait jouer ce rôle-là, quelqu’un qui enseigne encore les principes, qui corrige les joueurs, qui leur passe des vidéos, qui leur montre les positionnements qui ne sont pas justes, les corrige, qui soigne le jeu collectif et individuel de chaque joueur.

 

Donc, la nationalité n’a pas d’importance…

Exact ! Dans le football maintenant, les joueurs ne parlent pas toutes les langues, le foot c’est le terrain, tous les mouvements ça s’apprend, les joueurs comprennent ça.   

 

Il y eut l’arrivée et le départ rapide de Rabah Madjer ; comment avez-vous vécu cela ?

Madjer, je le respecte, c’est une icône, personne ne peut le lui enlever, c’est une star internationale. Quand il va aux confédérations, à la FIFA, à la CAF, ils voient Madjer, ils voient l’Algérie. On ne peut pas le nier, on le respecte comme on le fait avec Mus Dahleb, Djamel Zidane, Belloumi, Assad et tous ceux qui ont donné pour le foot algérien. On doit protéger leur image. Nous avons l’obligation de veiller à préserver leur image de marque et en profiter. Il est venu, a voulu faire cette énième expérience, il a vu la difficulté. Mais quoi qu’il arrive, on ne doit pas l’insulter ou manquer de respect à sa famille. On n’insulte pas l’homme, c’est inadmissible, c’est un produit algérien, on doit le protéger. On a vu qu’il avait des lacunes, il l’a constaté lui-même et a fait son auto-évaluation.

 

Ne pensez-vous pas qu’il s’est mis en difficulté en débutant sa mission avec une mise à l’écart de cadres comme Mbolhi ou Feghouli ?

C’est un choix, il a sûrement des informations que moi je n’ai pas. Est-ce que le comportement de ces joueurs était exemplaire ? Je ne peux pas porter de jugement ; il a sûrement ses raisons. C’est lui qui devait expliquer ce choix, donner les critères et les paramètres de sélection.

 

Madjer et son staff ont beaucoup parlé de l’africanisation du jeu ; est-ce une chose qui existe ?

L’africanisation n’existe plus, il y a la mondialisation du jeu. Aujourd’hui, on voit l’Islande ou l’Allemagne qui jouent exactement comme l’Espagne ; la Belgique ne joue plus le jeu long, le jeu basé sur la taille, la force et la puissance ; elle joue le jeu d’intelligence. Le joueur le plus intelligeant dans le jeu mondial, c’est De Bruyne. Utilisé par Guardiola, il voit ce que les autres ne voient pas.

 

On utilise aussi ce terme pour exprimer la nécessité de jouer en fonction des conditions, de la qualité des terrains en Afrique sub-saharienne…

Un entraîneur national n’a pas beaucoup de temps ; il a 3 à 4 jours de travail à chaque date FIFA. Il n’a pas de temps pour mettre un projet, corriger, c’est un sélectionneur, pas un entraîneur, c’est plus difficile. On exploite les qualités qu’un joueur a acquises en club ; ce n’est pas un entraîneur national qui développe le physique du joueur, ce n’est pas possible. Et puis, c’est le besoin qui dicte le choix des joueurs, pas les conditions, ni les consultants télé. Je veux ajouter une chose.

 

Allez-y…

Les joueurs ont un droit de regard sur le choix d’un coéquipier.

 

C’est-à-dire qu’il faut les consulter, un peu comme au Barça ou en Argentine où l’on consulte Messi pour le choix du onze ?

Bien sûr, un sélectionneur consulte beaucoup ses joueurs ; il place les joueurs qui se comprennent mieux, qui s’adaptent mieux et qui ont plus d’efficacité, c’est normal.

 

Il y a eu l’installation d’un DTN, à savoir Tikanouine, qui sera vite écarté au profit de Saâdane ; ce dernier est-il l’homme qu’il faut pour cette tâche ?

L’homme qu’il faut n’existe pas, c’est le projet qui le définit. Aujourd’hui, Rabah est venu avec un objectif, il a déposé un projet ; donc le projet est entre les mains du BF. S’il est suivi et soutenu, si on lui donne tous les moyens, il est le bienvenu, c’est tout ce qu’on souhaite. Toutefois, ce projet ne sera pas pour demain, mais pour les 10 prochaines années ; un DTN ne prépare pas une équipe, mais le football de demain.

 

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur le projet de l’ancienne FAFD qui voulait construire un hôtel pour soi-disant assurer l’autofinancement de la Fédé. Zetchi est venu et a dit non ; lui préfère construire 4 centres de formation, un projet 100% football qui sera, d’après lui, bénéfique pour l’équipe ; qu’en pensez-vous ?            

Dans le cadre du développement du football, il faut toute une étude. Lors du symposium du foot africain, ils ont parlé de tout, mais pas de la réalité des choses. La réalité, c’est l’élite, ce sont des entraîneurs d’élite, des éducateurs d’élite. C’est vers là qu’il faut se projeter, c’est la rétrospective. Il faut travailler sur le long terme, on ne peut pas se fixer comme objectif de battre le Togo ou une autre équipe dans quelques mois, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Vous avez vu le match joué par la JSK contre le Hamm Benfica ; la prestation de la 2e mi-temps n’était pas celle de la 1re ; la 2e était plus efficace, plus de tirs, plus de pénétrations, plus de tirs cadrés, plus de buts, plus d’efficacité dans la profondeur, vous savez pourquoi ?

 

Pourquoi ?

Parce que 2 ou 3 joueurs sont rentrés et sont décidés à aller de l’avant ; je parle d’Oukaci, de Benkhelifa ou encore de Tafni ; ils ont apporté du mouvement et du jeu vers l’avant. Ces joueurs-là ont changé le cours du match. Tous les gens qui étaient là ont vu que le joueur algérien a des qualités. Le local a de la qualité. Maintenant si vous me dites s’ils ont le profil pour jouer en Europe, je vous dis non, car leur jeu n’est pas efficace, ils n’intègrent pas les principes du jeu, ils n’ont pas été formés. Ils ont de la technicité, de l’explosivité, de la vitesse, ils ont tout, mais n’ont pas encore la justesse dans le jeu. La JSK a besoin de donner du temps ; le président Mellal doit donner du temps à l’équipe de la JSK qui a des jeunes ; il leur faut du temps pour devenir efficaces. Avec de l’expérience, ils seront les joueurs de demain à la JSK, mais il ne faut pas les brusquer et les perdre sur la route.

 

Votre réponse est enrichissante, mais elle ne répond pas à notre question relative aux 4 centres de formation…

Pour ça, je dirai que c’est l’Algérie, le pays, qui est responsable de son football ; il y a un ministère de la Jeunesse et des Sports pour trancher. Dans le cadre d’un développement dans le futur du sport dans l’ensemble, dont le foot, ils mettent des projets, donc il faut satisfaire des besoins. Le BF aussi réfléchit et trace les besoins ; est-ce que la priorité va pour un hôtel ou des centres de formation ? Je respecte ce Bureau fédéral, car il a des stats et des renseignements ; son choix devrait se baser sur ça. Seulement, si l’on opte pour des centres, les régions doivent être adaptées ; dans quelle région ?

 

C'est-à-dire ?

On n’envisage pas un centre de formation dans une région où il n’y a pas de population, où il n’y a pas de talent. Saïd Hadouche est né à Ain Témouchent, on met un centre à Témouchent ? Cela ne se fait pas, il faut toute une étude, un recensement sur la provenance des joueurs actuels des deux divisions pros, voir qui les a formés, quelle région, quelle wilaya, quel club… Là où il y a le plus de production, on met un centre de formation, et la région où il n’y a pas de formation, il ne faut pas leur mettre un centre, on doit le céder aux régions qui méritent.

 

En décembre dernier, la FAF a organisé un symposium auquel ont assisté les différents acteurs du football, mais on ne vous a pas vu ; ça doit être décevant pour vous, surtout que vos idées et votre capital expérience auraient pu apporter un plus, n’est-ce pas ?

Ce n’est pas important ; être invité à la fête ou pas, que je danse ou pas, ce n’est pas important, moi je suis là, je suis algérien. Un club algérien comme la JSK vient en Europe, je me déplace car j’en suis fier. C’était une rencontre familiale, avec des familles, des femmes toutes vêtues de robes kabyles, cela me suffit. Je ne suis pas sensible à autre chose ; j’ai fait 15 ans dans une fédération, l’une des plus grandes d’Europe, j’ai pourtant démissionné.

 

La Belgique qui est en train de réussir sa marche vers l’avant…

Oui, tout le monde a un rôle, vous la presse, comme le MJS, la FAF, la DTN, les clubs… La presse doit aider le football, on est à votre service, prêts à rendre service par nos idées même de loin. Aujourd’hui de là où je suis, je soutiens Saâdane, je soutiens Charef, mais je ne peux pas critiquer Madjer, il est de chez nous, il s’est porté candidat, on devait le soutenir, pas le détruire, puis le laisser faire son auto-évaluation. Il s’est fixé des objectifs avec la FAF, c’est à lui de se retirer ; il ne fallait pas le limoger, il aurait remarqué qu’il ne pouvait pas atteindre ses objectifs, il se serait retiré, car après tout, c’est son pays. D’autres seraient venus après, ‘’machi 3ib’’, c’est notre pays à nous tous.

 

On vous a perdu de vue depuis votre démission du poste de DTN ; quand vous reverra-t-on sur les terrains ?

Après mon départ suite à la maladie auto-immune dont souffrait mon épouse, ce n’était pas facile pour moi. Actuellement, j’ai des offres, j’ai quitté la Fédé belge par respect au football. Ce boulot, je n’en fait pas mon gagne-pain, c’est ma passion ; j’applique ce que j’ai appris, mais je ne bricole pas. C’est peut-être un défaut, mais je suis un perfectionniste, je ne peux pas travailler n’importe où. Actuellement, j’ai des offres de grands clubs du Maghreb, mais j’attends qu’ils aient les moyens de leur politique. Ils se sont déplacés jusque chez moi, et je les en remercie. J’ai dit au président lui-même qu’ils n’avaient pas les moyens. J’ai été exigeant, car je peux dire oui, et rentrer vite avec un échec cuisant sur le dos. Je ne triche pas, je suis cartésien ; quand je suis venu voir la JSK et que j’ai vu Benkhelifa et Oukaci, ça m’a donné du plaisir, je fus content de voir leur niveau.

  1. M. A.    

          

 

  

 

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