MCO: Plus question de perdre des talents

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Au fil des années, on se rend compte des difficultés de ramener des éléments capables de donner un plus à l’équipe. Illustration cet hiver, la direction du club a toutes les peines du monde à enrôler sa première recrue, faute de bonnes affaires sur le marché.

MCO: Plus question de perdre des talents

 

PAR M. STITOU

 

Du coup, il serait plus raisonnable de se tourner vers le réservoir des jeunes du club, après l’émergence des Helaimia, Benchaâ, Bencheikh ou Benamara, la saison passée. Contre le CSC, faute de solutions au poste d’arrière droit, Omar Belatoui avait titularisé l’espoir Abderrahmane Blaha, ce fut une bonne pioche, vu la belle prestation produite dans ce match par Blaha. Comme la direction rencontre des difficultés dans le recrutement, l’idée de faire confiance aux jeunes du cru semble faire son chemin.

 

5 espoirs vont signer leur contrat

Sachant que des clubs des autres régions font souvent leur marché dans la région Ouest, une terre fertile en talents, plus particulièrement le MCO qui perdit dans le passé, des jeunes cracks, à leur tête Youssef Belaïli, qui avait débuté très jeune… à l’ESS ! La direction ne veut pas commettre les mêmes erreurs. En effet, dans les tout prochains jours, cinq espoirs promis à un bel avenir vont parapher des contrats de  cinq ans, en contrepartie, ils percevront un salaire mensuel de 5 millions. Le regretté Kacem Elimam a été le précurseur de cette politique, vers la fin des années 1990, le légendaire président du MCO avait fait signer les jeunes espoirs de l’époque, moyennant un salaire de 3 millions. Ces jeunes faisaient des apparitions de temps à autre, en équipe première, afin de ne pas les griller, avec le temps, ils sont tous devenus des titulaires indiscutables, constituant même l’ossature de l’équipe dans les années 2000. Témoin de cette période où le MCO s’appuyait sur ses propres produits, le téméraire dirigeant Hassani Krimo a conseillé à Ahmed Belhadj, d’opter pour la même politique, c’est ainsi que décision a été prise récemment de faire signer des contrats aux jeunes espoirs du club, pour éviter de les perdre.

 

Le club fera des économies

En optant pour ce projet ambitieux, la direction du club sait très bien que l’équipe sera gagnante car jusqu’à maintenant, pratiquement tous les espoirs, qui ont étés promus en séniors, donnent satisfaction. Autres effets positifs de cette politique, la direction pourrait faire des économies considérables, car ces jeunes n’ont envie que d’une chose, gagner une place de titulaire, l’argent n’est pas leur premier souci. Cela dit, ces jeunes seront encadrés sur le terrain, par des joueurs chevronnés, car avec un public exigeant, on ne peut d’un seul coup faire confiance aux jeunes du cru. Il faudrait leur donner le temps de s’installer, en les intégrant progressivement dans l’équipe première, comme ce fut le cas pour Helaïmia ou Benamara, lesquels tout en continuant leur apprentissage, font désormais partie de l’effectif des séniors.

M. S.

 

Blaha : «OK pour signer le contrat, mais pas pour 5 ans»

 

Titularisé pour la première fois en seniors face au CSC, ce pur produit du club a montré de belles dispositions. Consciente du potentiel de cet élément, la direction va lui faire signer un contrat professionnel.

 

On a appris que vous allez signer un contrat de cinq ans avec le club, vous confirmez ?

Je confirme cette information, seulement pour la durée, je ne pense pas m’engager pour cinq ans avec le club. Cela me parait long, je vais signer un contrat, car d’abord je suis obligé de le faire, d’autre part, je dois rendre au club ce qu’il a fait pour moi.

 

C’est-à-dire…

Le MCO m’a donné la chance de jouer dans le haut niveau, cela je ne l’oublierai jamais. C’est une chance que de nombreux jeunes n’ont pas eue, alors je me dois d’être reconnaissant envers le club, en signant sans conditions mon contrat, sauf pour la durée de cinq ans, je suis contre, c’est la seule chose que je refuse.

 

Avez-vous discuté avec le président à propos de la signature de votre premier contrat professionnel ?

Si. Il y a quelques jours, le président m’a proposé de signer un contrat, je n’ai pas hésité à donner mon accord, mais là, on me dit que ce sera un contrat de cinq ans… Lors de ma discussion avec le président, on n’a pas parlé de la durée du contrat.

 

Peut-être que les dirigeants ont discuté avec votre père ?

Franchement, je ne suis au courant de rien, mais si tel est le cas, il faut savoir, que c’est moi, qui doit être mis au courant, mon père peut me conseiller, voire veiller à la protection de mes intérêts, étant donné que je suis encore junior, mais pour la signature du contrat, j’aurai mon mot à dire.

 

Allez-vous faire des exigences financières ?

Pas du tout, je ne discuterai pas le salaire qu’on me proposera, l’argent n’est pas important pour moi. Je suis à l’aube d’une carrière qui, j’espère, sera réussie, je cherche surtout à m’épanouir en jouant le maximum de matches avec le MCO, c’est mon ambition première.

 

Quand Belatoui a décidé de vous titulariser face au CSC, quelle a été votre première réaction ?

Trois jours avant ce match, on a fait un match d’entrainement, le coach m’a demandé si j’étais disposé à jouer arrière droit, évidemment je lui ai répondu que je pouvais assurer ce rôle.

 

Avez-vous eu le trac avant le coup d’envoi ?

C’est normal, ce match contre le CSC était d’une grande importance pour notre équipe, j’avoue que les anciens tels que Delhoum ou Natèche n’ont pas cessé de m’encourager. Après quelques minutes, je suis entré dans le match, après ce fut plus facile pour moi de jouer.

M. S.

 

Les explications de Saoula

Absent toute la semaine passée à l’entrainement, Karim Saoula est réapparu avant-hier, où il s’est déplacé avec sa fillette au complexe hippique d’Es-Senia, en croisant sur place son président. Saoula expliquera les raisons de son absence la semaine écoulée, les arguments qu’il a présentés ont convaincu Baba. Ainsi tout est rentré dans l’ordre.

 

Helaïmia réintègre le groupe

Convalescent pendant plusieurs mois, Mohamed Réda Helaïmia, après avoir effectué une préparation spécifique, a réintégré avant-hier le groupe, néanmoins, on ne sait pas quand il pourra reprendre la compétition.

 

Retour de Ferrahi

Sorti sur blessure pendant le dernier match de championnat, Rachid Ferrahi était présent à la reprise, ce qui signifie qu’il est totalement remis de sa blessure au pied.

 

3 émigrés tentent leur chance

Lundi après midi, à l’occasion de la reprise, on a constaté la présence de trois joueurs émigrés, venus tenter leurs chances au MCO. Ces joueurs vont s’entrainer avec le groupe, seront soumis à des essais, avant que le staff technique ne se prononce sur leur sort.

 

Va-t-on changer le programme ?

En décalant d’une semaine la date de la reprise du championnat qui était prévue, initialement le 13 janvier, ce changement incitera t-il le staff technique à revoir son programme ? Avec l’entrée en stage prévue ce mercredi, on ne sait pas si le programme sera modifié ou non.

 

10 joueurs manquaient à l’appel

Lors de la reprise, avant-hier, pas moins de dix joueurs étaient absents, il s’agit de Natèche, Delhoum, Nessakh, Bellabes, Gafaiti, Belarbi, Bentiba, Sebbah, Aguid et Boudoumi. Le groupe devait se compléter, hier, lors de la deuxième séance prévue également à l’hippodrome d’Es Senia.

 

Pas de discours du président

Présent lundi à l’hippodrome d’Es Senia, Ahmed Belhadj n’a pas parlé aux joueurs. «Je préfère que tout le monde soit là, pour leur parler», avait répliqué le président à ce propos.

 

Heriet en civil

Hamza Heriet, qui n’a raté aucune séance la semaine dernière, était présent avant-hier, mais ne s’est pas entrainé avec le groupe, en raison d’une fatigue, a-t-on appris.