MOB 3 –JSK 1 : Méconnaissable, cette équipe n’a de la JSK que le nom

Aucune discipline tactique, point de stratégie de jeu. L’équipe de la JSK qu’on a vue hier était méconnaissable, sans âme, ni volonté sincère de gagner le match. Ciccolini a raté le coche, les joueurs sont passés, tous, sans exception à côté de ce rendez-vous important. Les seuls à avoir rempli admirablement leur rôle étaient les supporters qui ont réussi à briser les chaînes et pénétrer au stade de l’Unité maghrébine pour prêter main forte à leur équipe, une équipe qui les a remerciés par un match médiocre, indigne du club le plus prestigieux d’Algérie.

Doukha : fautif sur le 1er but

Azzeddine Doukha n’aurait jamais joué ce match. Arrivé la veille exténué, l’international algérien aurait dû laisser Mazari garder la cage. Sa passivité dans le premier but témoigne de son manque de fraîcheur physique.

 

Ziti : mauvais placement, aucune concentration

Le latéral droit de la JSK, d’habitude bon, n’a pas été à la hauteur. Son placement, notamment lors des centres, laissait à désirer. A l’instar de la défense kabyle, il était déconcentré et complètement perdu sur le terrain.

 

Mekkaoui a la tête ailleurs

Mekkaoui n’a pas la tête à la JSK. Préoccupé par des problèmes d’ordre personnel, Zineddine aurait dû demander à ne pas jouer ce match pour son bien mais aussi celui de la JSK. Ciccolini avait le devoir et l’obligation de ne pas le retenir. Pour des raisons qu’on ignore, il ne l’a pas fait.

 

Rial dominé dans le jeu aérien

Il était l’un des rares joueurs à avoir montré de la hargne et de la combativité sur le terrain. Individuellement, il était bon, mais en tant que capitaine et patron de la défense, Rial a échoué. La ligne de garde était une passoire. L’axe central était dominé dans les airs. 3 buts de la tête, une première dans l’histoire.  

 

Benlamri : une semaine sans entraînement, ça donne ça

C’est l’une des pires prestations de Djamel Benlamri depuis qu’il a rejoint la JSK. Dépassé par les événements, il a été dominé par messaoudi et Hamzaoui à terre comme dans les airs. Sa relance était approximative. Son placement sur les trois buts était inexpliqué tout comme ses courses et ses interventions qui étaient lentes, approximatives et inefficaces. Le coach n’aurait jamais dû le titulariser.

 

Ferrahi-Raïah-Si Amar : les 3 transparents

Le milieu de terrain de la JSK a été dominé sur tous les plans. Excepté une ou deux phases de jeu intéressantes, Raïah, invisible, Si Ammar qui a encore une fois montré ses limites et Ferrahi, complètement perdu sur le terrain, sont passé à côté de leur match. Dehouche et ses camarades les ont bouffés avec une facilité déconcertante.

 

Fergane : le moins mauvais

Le jeune Fergane a  réalisé un match correct. L’un des rares à avoir donné satisfaction. Il lui reste cependant beaucoup de travail à faire sur le plan défensif. Il a laissé son latéral effectuer plusieurs centres.

 

Moulay  a besoin de plus de liberté

Tout le monde a remarqué que Moulay est bon lorsqu’il joue derrière l’attaquant. A chaque fois qu’il est aligné sur un côté, il passe à côté de son match. Ce joueur a besoin d’espaces, de liberté et surtout du ballon. Ciccolini l’en aura privé.

 

Youcef Khodja : l’exception

L’attaquant kabyle a encore une fois frappé. Il a fait preuve d’opportunisme et d’efficacité sur le but. Avec un peu plus de matchs dans les jambes, il peut beaucoup mieux faire.

 

Ciccolini  a raté le coche

L’entraîneur corse de la JSK est le premier responsable de cette défaite. L’équipe jouait sans stratégie de jeu, les lignes étaient dispersées, aucune rigueur tactique… et le bloc équipe n’y était pas du tout. Sur le plan psychologique, il était clair comme l’eau de roche que les joueurs n’étaient pas motivés, ni préparés pour ce derby, contrairement à l’adversaire qui, lui, était organisé, discipliné et efficace. Le choix du onze, notamment la titularisation de Doukha, Benlamri, Mekkaoui et Si Ammar tous inaptes, pour une raison ou une autre à jouer,  était  une erreur monumentale. C’est  à se demander s’il a vraiment la main sur le groupe, ou s’il y a un chauffeur dans le bus.  

 

Hannachi doit jouer son rôle de président

Même le président Hannachi a une part de responsabilité dans cette défaite.  Bien que malade, le président kabyle se devait de remettre de l’ordre dans l’équipe. Face aux écarts disciplinaires, les absences, les retards, sans parler de la cassure qu’il y a dans le groupe. Après le départ de Broos, Mohand-Cherif  avait le devoir et l’obligation de prendre des décisions radicales pour sauvegarder le groupe, au lieu de ça, il a laissé le désordre et la débandade s’installer, faisant comme si tout allait bien dans l’équipe. Pour le moment, il n’y a pas le feu à la maison, mais si ça continue ainsi, l’équipe ira droit dans un mur. Il est le seul à  pouvoir changer les choses, en sa qualité de président il e doit de prendre ses responsabilités et de remettre le train sur les rails, même si cela exigerait quelques têtes coupées, quelques millions de dinars défalqués et surtout certaines pièces nettoyées.

A. B.      

 

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