MCO-Saïdi : «Même avec un… pied, je jouerai samedi !»

Victime d’une double blessure à la cheville et au talon, l’ancien défenseur de la JSK a repris l’entraînement avant-hier après plusieurs jours de soins.

- Votre réapparition à l’entraînement signifie que vous êtes enfin rétabli ?

- Exactement. Sinon, je n’aurais jamais pris le risque de reprendre l’entraînement, toutefois, si ma cheville ne me fait pas mal, en revanche, je ressens toujours une petite gêne au talon. Ce lundi, lorsque j’ai repris, j’ai pris la précaution de ne pas participer au petit match, je vais attendre au moins deux jours de travail avant de taper à nouveau dans le ballon.

- Il paraît que cette blessure serait due au fait que vous jouiez avec des chaussures à crampons !

- Non, ce n’est pas la vraie cause de ma blessure, en réalité, j’ai reçu un coup à la cheville pendant le match face au CSC. Sincèrement, je redoutais que ça soit le tendon d’Achille qui serait touché, j’étais soulagé après les examens médicaux de constater qu’il s’agissait d’une blessure à la cheville.

Après quelques séances de soins, je suis allé chez moi à Sidi Aïch où j’ai continué à me soigner tout en profitant de mon indisponibilité pour me ressourcer un peu auprès de la famille.

- Serez-vous prêt pour jouer le prochain match ?

- Je ferai tout mon possible pour le jouer, mon équipe a besoin de moi et ce n’est pas le moment de laisser tomber mes coéquipiers. D’ailleurs, s’il le faut, je suis prêt à jouer avec un seul… pied !

- Comment avez-vous trouvé vos coéquipiers à la reprise ?

- Ils étaient frustrés après la défaite, non pas parce qu’on a perdu le match mais de la façon avec laquelle l’USMH nous avait battus. Ces derniers temps, on joue face à l’adversaire et les arbitres, j’ai vu à la télévision l’action du but qu’on a marqué, logiquement, l’arbitre devait le valider. Certes, l’arbitre est un être humain, par conséquent, il peut se tromper, mais à refuser un but tout à fait valable, ça fait vraiment mal. Souhaitons que cela cesse et que lors de nos prochains matches, on n’aura pas affaire à des arbitres plus mauvais.

- Le match de samedi sent déjà la pression, non ?

- Pression ou pas, il faut gagner, car on est cette fois vraiment dos au mur. Il faut dire que notre équipe n’a pas été favorisée par la programmation, puisqu’on a joué pratiquement toutes les grosses cylindrées du championnat en ce début de saison. Contre le MOB, on tentera de se relancer avec cette fois l’objectif de ne plus perdre le moindre point à domicile, quel que soit l’adversaire qui nous rendra visite à Zabana.

               M. S.

 

Un vent d’inquiétude souffle sur El-Hamri

 

 

Par M. Stitou

De la sérénité des premières semaines qui suivirent le démarrage de la nouvelle saison, ces derniers temps, un vent d’inquiétude est en train de souffler du côté d’’El-Hamri. En effet, c’est l’incapacité de l’équipe à remporter ses matches qui semble donner des soucis aux amoureux du Mouloudia. Certes, on est loin des crises qui secouèrent le club phare de l’Ouest dans le passé. Cette fois, en dépit des résultats en dents de scie, les supporters demeurent calmes. Même au stade, ils affichent un soutien inconditionnel à leurs favoris. «Que peut-on reprocher à cette équipe ? Elle fait tout pour gagner ses matches, hélas, le problème de l’efficacité, les blessures, l’arbitrage, sans oublier la chance qui lui tourne le dos, sont autant de facteurs défavorables qui stoppent cette équipe dans sa progression», analyse un supporter du club. Certes, celui-ci n’a pas tort, néanmoins dans une compétition (championnat) où les enjeux ne se sont pas dessinés encore, c’est la période propice pour engranger le maximum de points. «Avec l’entraîneur, on s’est fixé l’objectif de gagner tous les matches qui restent à jouer chez nous à Oran», révèle le président Djebbari.

 

Le coach serein

Lors de la réunion entre l’entraîneur et les dirigeants (Djebbari, Haddou, Abdelilah et Benzerbadj) qui s’est tenue dimanche à l’hôtel Le Méridien, alors que les dirigeants firent part de leur inquiétude à Solinas sur l’absence de résultats, le coach italien est apparu, d’après notre source, assez serein. «Il n’y a pas le feu à la maison, cette équipe a largement les moyens de se maintenir en L1», prévient Solinas qui rappellera que l’objectif du MCO, cette saison, est de construire une équipe compétitive, avec un effectif qui a été à 50% renouvelé cet été. Logiquement, on se doit d’être patients avec cette équipe qui produit du beau jeu, faut-il le souligner, mais c’est la hantise de revivre le calvaire des saisons précédentes qui fit sans doute réagir une minorité de personnes qui gravitent autour du club. Cependant, prônant la stabilité, le président Djebbari a, tout de suite, éteint comme on dit le feu.

              M. S.

 

Des appartements seront loués

Avec le nombre considérable de joueurs externes dans l’effectif, la direction du club va louer plusieurs appartements pour les mettre à leur disposition. Avant le début de saison, on avait envisagé de louer une villa pour accueillir l’ensemble des joueurs et même abriter l’administration du club, finalement, ce projet est tombé à l’eau.

 

Le secrétaire à la LFP

Le secrétaire Toufik Benlahcène était lundi au siège de la LFP où il a pu régler le problème des dettes de joueurs, avec un montant qui s’élève à plus de 4 milliards. Avec le prélèvement des droits de télévision, ce montant est descendu, croit-on savoir, à deux milliards.

 

Des fleurs pour Solinas

Des supporters se sont présentés lundi au stade Ahmed Zabana avec un  bouquet de fleurs, qu’ils ont remis à Giovanni Solinas, un geste qui a touché ce dernier. A travers cette initiative, ses fans voulaient témoigner leur soutien à leur entraîneur, ils ont également offert une fleur à chaque joueur.

 

Aoued était fatigué

Le meneur de jeu du MCO avait raté la séance de la reprise. Interpellé hier par l’entraîneur sur son absence, Aoued a avoué qu’il était un peu fatigué, ce qui l’a contraint à faire l’impasse sur la première séance de la semaine.

 

Nessakh souffre d’hémorroïdes

Absent à la reprise, Chemseddine Nessakh, s’est présenté hier matin en tenue de ville. Renseignement pris, il souffre d’hémorroïdes, ce qui le contraint au repos.

 

Bouaïcha pourrait jouer samedi

Blessé à la cheville depuis le match de Tizi Ouzou, Bouaïcha, qui a été ausculté hier matin par Dr Ramdane, a obtenu le feu vert pour reprendre l’entraînement. Hier, il devait lors de la deuxième séance prévue au stade Ahmed Zabana, reprendre le travail. Selon un proche du club, Bouaïcha pourrait rejouer samedi à l’occasion de la venue du MOB.

 

Aouamri doit y aller doucement

L’autre blessé de l’effectif, à savoir le stoppeur Aouamri, bien que le médecin a jugé que sa blessure (déchirure musculaire) évolue bien, ne doit pas forcer à l’entraînement. Sa participation au match demeure incertaine.

 

Comment intégrer les dettes de Mehiaoui ?

 

C’est le vrai problème auquel est confronté la société. Ayant émis le vœu de reverser ses dettes qui s’élèvent à 1,4 milliard, Tayeb Mehioui, a même obtenu l’aval de la majorité des actionnaires pour faire aboutir cette démarche, toutefois, le refus du commissaire aux comptes d’accéder à la demande de Mehiaoui, en prétextant que celui-ci devait apporter des justifications que cette somme est réellement rentrée dans les caisses de la société, bloque la procédure au grand dam de Tayeb Mehiaoui.

 

Kalaïdji bloque les documents

Depuis sa démission au mois de juin, l’ancien directeur général, Hassan Kalaïdji, en dépit des nombreux appels de la nouvelle direction, refuse toujours de lui remettre les documents administratifs et comptables. D’ailleurs, pour justifier la somme prêtée par Mehiaoui, le C/C a exigé de voir le registre de caisse (agenda récapitulatif des dépenses et rentrées d’argent, ndlr). Mais ce registre est gardé par Kalaïdji chez lui. Lors d’un conseil d’administration provoqué pendant le mois de Ramadhan, les membres du CA ont chargé un huissier de justice pour saisir Kalaïdji, mais depuis, on ne sait pas si cette démarche a été faite ou non ?

 

Djebbari propose une solution

Devant les insistances de Mehiaoui qui fait pression sur les actionnaires pour reconvertir ses dettes en actions et le refus d’autre part de Me Bensahli (commissaire aux comptes) de lui délivrer une attestation qui a été réclamée par le notaire, voyant qu’on était dans l’impasse, Djebbari a suggéré de rembourser cette somme à Mehiaoui à travers un échéancier, mais ce dernier, qui ne refuse pas cette issue, exige le versement du montant global des 1,4 milliard en une seule fois, une condition que Djebbari ne peut satisfaire. Du coup, cette affaire ne connaîtra pas son dénouement dans l’immédiat, comme le souhaiteraient les actionnaires de la SSPA/MCO désireux de passer à autre chose, comme par exemple accélérer le processus d’intégration de Naftal dans le capital de la société.

                     M. S.

 

 

 

 

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