«Je ne suis pas un tricheur»

Il se défend et rappelle que s’il est au MCA, c’est bien pour honorer son engagement avec cette équipe.

- Vos supporters ont très mal digéré le semi-échec face au CSC, dans les dix dernières secondes de la partie…
- Moi aussi j’étais sous le choc après le but égalisateur du CSC. C’est comme si le ciel me tombait sur la tête. Franchement, on a mal digéré le nul, car on aurait pu éviter l’égalisation.
- Dans la nuit qui a suivi le match, nombreux sont ceux qui vous ont accusé d’avoir levé le pied…
- Zeddam ne mange pas de ce pain. Je suis au MCA depuis quatre ans et ce n’est pas aujourd’hui que je procéderai de la sorte. D’ailleurs, même blessé, je donne toujours le meilleur de moi-même. Je ne vous cache pas que j’ai le moral est au plus bas (il pleure).
- Avez-vous entendu ces accusations qui sont, pour le moins, graves ?
- Oui, j’ai eu vent de ces accusations gratuites ce matin. J’ai même reçu des SMS, alors qu’en réalité, je jure devant Dieu que je ne suis pas un tricheur.
- Le fait que vous soyez originaire de Constantine, a nourri des doutes chez certains supporters qui vous ont soupçonné ?
- C’est du n’importe quoi. Si le CSC avait besoin de points en fin de saison soi-disant, on aurait pu relayer de telles accusations. Toutefois, le CSC est dans une position très confortable. Comme je l’ai déjà dit au départ, Zeddam appartient à une famille des moudjahidine. Je ne vends jamais mon honneur quel que soit le prix à payer.
- On a appris que deux de vos coéquipiers sont allés voir Ghrib pour l’informer que vous avez levé le pied, et que vous avez eu un coup de fil de la part de Boulhabib, président du CSC, et ce, à trois jours du match…
- Je n’ai à aucun moment parlé avec le président du CSC, ni de près, ni de loin, et ces deux joueurs qui sont allés voir Ghrib, je les laisse à leur conscience «Nwakel alihoum rabi» (3 fois). De plus, ces deux joueurs sont tenus d’apporter des preuves tangibles de ce qui s’est passé.
- Après le dîner que vous a offert Bracci, on sent qu’il y a une solidarité sans faille au sein du groupe…
- Tout à fait, dans le groupe du MCA,  règne une grande solidarité digne des grandes équipes. D’ailleurs, moi aussi, je partage ce sentiment qui anime le groupe. Avant le match, on a décidé de gagner pour faire plaisir à notre entraîneur, en lui dédiant les trois points de la victoire.
- Justement, en parlant du coach, dans la même nuit, un groupe de supporters est allé voir Ghrib pour lui demander de limoger Bracci en exerçant une terrible pression sur lui…
- Les gens feignent d’oublier que Bracci est l’entraîneur le plus titré en Algérie. Quand il a pris en main les rênes techniques du MCA, le club était dans une position de relégable en totalisant seulement cinq points au classement général. Maintenant, l’équipe a 24 points et est tirée définitivement d’affaire concernant le maintien. En somme, ceux qui veulent la tête de Bracci sont ceux qui veulent casser le Mouloudia.
- Ce matin (hier), Bracci vous a appelé pour vous demander de rester chez vous…
- Effectivement, il m’a appelé, puisqu’il sait que j’ai le moral au plus bas. On dirait qu’on m’a coupé la tête et les jambes. Encore une fois, je ne suis pas un tricheur.
- Allez-vous jouer le match face au NAHD ?
- Je ne sais pas encore. Je n’ai plus le moral après tout ce qui s’est passé, et je souhaite du plus profond de moi-même que le MCA gagne face au NAHD, et je demande à notre cher public de venir massivement nous soutenir pour le match de ce samedi.
M. Z.

 

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