L’USMH fait le boulot


Gonflés à bloc après leur retentissant succès face à l’USMA, les jeunes loups harrachis, sans faire dans la dentelle, se sont présentés sur la pelouse de leur stade fétiche du 1er-Novembre-1954 pour confirmer leur regain de santé. La venue d’un mal-classé, le MCS, aidant a mis les Bounedjah et autres dans les meilleures conditions pour accaparer les trois points de la victoire. 

En effet, dès le coup d’envoi, les camarades de Messaoudi ont pris d’assaut le but de Bouhedda, qu’ils voulaient cueillir à froid, il faut dire que le retour de l’attaquant Baghdad Bounedjah a fait beaucoup de bien à la formation de Boualem Charef, le joueur était le plus en vue durant ce premier half, puisque c’est ce même joueur qui ouvre le score dès la dixième minute de jeu à la suite d’une belle passe d’Aïssaoui. Les Harrachis appuient sur le champignon et veulent corser l’addition, tantôt c’est Bounedjah tantôt c’est Djerbou, mais à chaque foisles Harrachis pèchent par excès de précipitation devant le gardien adverse, ce qui n’a pas du tout plu au technicien Charef qui n’a pas manqué de crier après ses joueurs. Quant aux visiteurs, ils se sont contentés de quelques incursions par l’entremise de Sayah et Madouni, ce dernier a eu une belle opportunité de remettre les pendules à l’heure, à la suite d’une grande bévue de Demou, mais son tir sera dévié par Doukha. Une action qui a donné des frayeurs aux locaux, qui se sont remis à attaquer pour éviter une mauvaise surprise, et là aussi ni Bounedjah encore moins Djerbou n’ont réussi à se mettre à l’abri, et l’arbitre renvoie les 22 joueurs pour la pause citron.
De retour des vestiaires, c’est le même scénario qui s’est reproduit, des joueurs locaux, très en verve, ont gratifié les présents de très belles phases de jeu, avec à la clé un jeu basé sur une touche à une seule balle. Toutefois, il est à noter que bizarrement les attaquants de l’USMH, une fois de plus, ont confondu vitesse et précipitation en vendangeant une multitude de balles très intéressantes afin de corser la note, n’est-ce pas Messieurs Bounedjah et Benaï. En face, malgré les correctifs de Karamani, les joueurs de Saïda voulaient plus en finir avec la rencontre que de penser à revenir à la marque, ce qui a en plus facilité la tâche aux Jaune et Noir qui n’en demandaient pas plus. Toutefois, au moment où on s’acheminait vers le coup de sifflet final, Benaï ne se fait pas prier pour doubler la note en inscrivant le deuxième but de la rencontre.
R. H. 

 

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