Le succès selon Del Bosque

Dans les colonnes de L'Equipe, le sélectionneur espagnol Vicente del Bosque explique que le titre mondial de la Roja en Afrique du Sud tient avant tout à la «générosité» et «l'attitude» des joueurs durant leurs cinquante jours de vie commune. Tout ce qui a manqué à l'équipe de France.

Si l'Espagne a conquis son premier titre mondial en Afrique du Sud, elle le doit très certainement à Vicente del Bosque. Le sélectionneur de la Roja ne se considère pourtant pas comme un grand entraîneur. Juste comme«un homme chanceux». Dans les colonnes de L'Equipe, il livre le secret de sa réussite. La clé du succès ?«Nous avons vécu ensemble pendant cinquante jours, et ces cinquante jours ont été exemplaires pour ce qui est de l'attitude des joueurs. Cela ne veut pas dire que certains n'étaient pas contrariés. Mais chacun a vécu sa situation avec un bon état d'esprit. Il y avait sur le banc des joueurs de Manchester City (David Silva), d'Arsenal(Cesc Fabregas), de Liverpool (Fernando Torres et Pepe Reina), et tous ont eu un comportement incroyable. Leur générosité a été un élément fondamental dans notre succès.»


Un sens du collectif et une harmonie qui ont fait cruellement défaut aux Bleus, minés par les querelles internes et les egos surdimensionnés durant la Coupe du monde. «Si une équipe veut gagner, elle doit comprendre comment s'établissent et se développent les relations entre les joueurs, reprend Del Bosque. Sans cela, c'est presque impossible de parvenir au succès.»

«Je suis un marathonien»

Championne d'Europe et du monde en titre, l'Espagne ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. «Cette génération ne se contente pas de ce qu'elle a réussi. Elle peut encore remporter d'autres succès», affirme Del Bosque. Arrivé comme successeur de Luis Aragones en 2008, l'ancien entraîneur du Real Madrid aurait pu partir en pleine gloire. Il a préféré rester sur le banc de la Seleccion. Au moins jusqu'à l'Euro 2012. «Je suis un marathonien, j'aime travailler sur le long terme. Je suis resté trente-deux ans dans un club (le Real), je peux bien en faire quatre ici? Quatre ou plus, on ne sait pas.»


 

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