- Après trois matchs amicaux et trois résultats négatifs, voilà une première victoire face au GCM qui en dit long, un net 5-0. Est-ce le réveil brutal ?
- Tout d’abord j’aimerais dire que je suis un technicien pas un supporter, le round d’observation est terminé après trois matchs. Je connais tout le monde maintenant, je sais où je vais et cela dès ma prise en main de l’équipe. Face au GCM, je me suis concerté avec mon staff technique qui est très étoffé, on est en train de monter une équipe d’avenir qui jouera les premiers rôles, mais notre réel rendez-vous, c’est le PAC. Le premier match officiel du championnat, vendredi 24 septembre, est le plus important. Donc, je ne suis pas pressé, les supporters le sont, je les comprends, mais cela ne me dérange pas, car certains ne connaissent pas Yousfi. Il y a eu une campagne de déstabilisation, mais le président, que je remercie beaucoup, m’a fait confiance. Avec les encouragements de certains, actuels et anciens, dirigeants, je suis en train de travailler pour que certaines personnes me découvrent, elles ne savent pas, par exemple, où j’ai exercé auparavant, que ce soit à Ben Badis, Sougueur ou au Maroc. Cette jeune génération ne me connaît pas à la tête de l’USMBA, et grâce au président, son équipe dirigeante et particulièrement Bensenada Djillali, on commencera à me découvrir. Ce que je fais au Maroc, je le ferai chez moi.
- Vous attendiez-vous à un tel score ?
- Sincèrement, on était trop forts, ce que nous avons fait en seconde période face au MCS, mercredi dernier, on devrait le confirmer face au GCM. On a ridiculisé Saïda en seconde période avec un arbitrage maison, on n’avait plus le droit à l’erreur, ce fut la confirmation contre Mascara.
- Votre longue expérience vous a permis de constater d’autres lacunes…
- Effectivement, il y a eu des lacunes, surtout les déchets techniques, le défaut du joueur algérien, au lieu de jouer avec une seule touche de balle ou un seul contrôle orienté, il en fait trop, il fait trois contrôles. On ne peut pas par exemple dribbler dans sa propre cage, c’est un risque, certains joueurs sont inconscients de leurs gestes techniques, ils veulent faire plaisir au public pour démontrer leur talent, mais sans tenir compte du risque qu’ils encourent durant ce moment. On dribble à 20 mètres des bois de l’adversaire et non le contraire, dans la zone de manœuvre ou défensive, c’est le marquage, chose que je suis en train d’enseigner à mes joueurs.
- Confirmez-vous le prochain match amical de vendredi face au Zidoria à Aïn Témouchent ?
- Oui, c’est confirmé.