Annonçant officiellement son intention de briguer la présidence de la JSK, Azzedine Aït Djoudi préfère attendre le moment propice pour dévoiler toutes ses cartes.
La priorité, pour lui, est que le président Hannachi quitte son poste après 18 ans de règne sans partage. Il a tenu néanmoins à lui rendre hommage pour tout ce qu’il a donné pour le club. Il veut que la transition se fasse dans le calme pour que le doyen des présidents algériens quitte le club par la grande porte.
«Plusieurs sponsors sont avec moi»
Avant même que le président Hannachi n’annonce son retrait, Aït Djoudi a clairement affiché ses intentions de prendre la présidence de la JSK. Contacté par nos soins pour avoir les grandes lignes de son projet, l’ex-sélectionneur des Olympiens a accepté volontairement de nous édifier sur ce qu’il compte faire dans le cas où il succède à Hannachi. «Pour le moment, je ne peux pas vous parler de mon projet, mais je peux vous dire que plusieurs investisseurs sont avec moi. J’ai un projet ambitieux pour la JSK et avec l’apport des sponsors, je ferai d’elle l’un des plus grands clubs en Afrique. Pour l’heure, je ne révélerai pas l’identité de ces sponsors, mais je le ferai au moment opportun. Ce qui est certain est que le club ne manquera de rien avec moi», a promis Aït Djoudi.
«Il y aura un grand partenariat avec un grand club européen»
Si le président Hannachi ne cesse de parler d’un éventuel partenarial avec l’Espagnyol de Barcelone, son probable successeur avoue, pour sa part, qu’il y aura un grand partenariat avec un grand club européen. «Il est encore tôt pour parler de mon projet, mais si je prends la présidence de la JSK, il y aura un partenariat avec un grand club européen. Ce n’est pas une promesse en l’air, mais avec moi, la JSK aura une autre stature», a-t-il ajouté.
«Je relancerai toutes les autres sections»
En raison de la crise financière à laquelle est confronté le club, le président Hannachi a abandonné toutes les autres disciplines qui ont totalement disparu depuis plusieurs années. Ainsi, pour éviter les erreurs de l’actuel président, Aït Djoudi promet de relancer les autres disciplines. «La JSK n’est pas uniquement le foot. Je relancerai le handball, le basketball, le judo, l’athlétisme. Ces disciplines faisaient la fierté de la JSK, malheureusement elles ont disparu. Avec moi, la JSK redeviendra ce qu’elle était avant», indiquera Aït Djoudi.
«Les anciens sont les garants de la JSK et je m’entourerai d’eux»
Ce n’est un secret pour personne, le président Hannachi a ignoré les anciens et il ne faisait appel à eux que lorsqu’il voulait éteindre le feu avant de les éjecter comme des malpropres. Pour Aït Djoudi, les anciens sont les garants du club et je m’entourerai d’eux pour que la JSK retrouve son lustre d’antan. «On ne doit pas oublier ceux qui ont fait l’histoire de ce grand club. Si j’accède à la présidence du club, je ferai appel à certains anciens joueurs», dira l’ex-driver des Canaris.
«Saïb sera à mes côtés»
Bien qu’il ait refusé de dévoiler la composante de l’équipe avec laquelle il compte travailler, Aït Djoudi nous a confié que s’il prend la présidence du club, Saïb sera à ses côtés. «Je n’oublierai pas les anciens et je peux vous dire d’ores et déjà que Saïb sera avec moi», a-t-il dit.
«Je professionnaliserai le club et je créerai près d’une centaine d’emplois»
Estimant que la JSK est devenue une équipe quelconque, Aït Djoudi compte faire d’elle un vrai club professionnel. «C’est regrettable de le dire, mais la JSK ne dispose ni d’un centre d’entraînement ni d’un hôtel ni d’un vrai restaurant. Il y a beaucoup de choses à revoir, mais ma priorité est de professionnaliser ce club. Je créerai près d’une centaine d’emploi et ce sera une bonne chose dans une région où le chômage fait des ravages.»
«Revenir à la formation»
Ayant travaillé avec les jeunes catégories de la JSK avant de se faire un nom, Aït Djoudi affirme qu’avec lui, les jeunes ne seront pas marginalisés. «La JSK doit revenir à la formation. C’est malheureux qu’un grand club comme la JSK ne forme plus de joueurs. On doit revenir à la formation afin de montrer notre attachement à la Kabylie», a conclu Aït Djoudi.
M. A.
Saïb : «Je suis prêt à travailler avec Aït Djoudi ou un autre»
Limogé d’une manière peu catholique par la direction, Moussa Saïb affirme qu’il est disposé à revenir dans le cas où Hannachi quitte la JSK. «S’il y a un changement, je suis prêt à revenir et servir mon club que ce soit en tant qu’entraîneur ou dirigeant. Cela dit, je suis disposé à travailler avec Aït Djoudi ou un autre»,
a-t-il dit.