Menad plie la JSK

Les Belouizdadis ont confirmé encore une fois qu’ils restent la bête noire de la JSK. Malgré leur détermination à prendre leur revanche sur le CRB, les Canaris n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes durant la partie.

Au vu de la physionomie de la rencontre, leur défaite est logique. Ils n’ont joué que 25 minutes avant d’être bousculés par les gars de Laâqiba sur leur propre terrain. Très bien organisés sur le rectangle vert, les poulains de Djamel Menad se sont procuré plusieurs opportunités de scorer en deuxième période. Mais ils n’ont trouvé le chemin des filets qu’à la 68’ après une bourde monumentale de Zarabi qui, voulant repousser le ballon, a failli marquer contre son camps, malheureusement pour lui, le ballon a percuté le poteau avant d’atterrir dans les pieds de Slimani, lequel ne s’est pas fait prier pour donner l’avantage à son équipe. La réaction des Jaune et Vert a été tardive. Hemani a failli niveler la marque à deux reprises, mais la chance n’a pas été de son côté.
Le scénario d’hier ressemble étrangement à celui de l’USMH, la seule équipe à avoir réussi à repartir avec les trois points de Tizi Ouzou lors de la première manche du championnat. Hanifi, Hemani et Metref ont raté de peu l’ouverture du score durant la première demi-heure de jeu. En deuxième mi-temps, ils ont subi le match face à une équipe qui n’a pas trop cru en ses chances. Les Belouizdadis donnaient l’impression d’évoluer chez eux. Ils auraient pu tuer le match à plusieurs reprises. 
Cette défaite confirme que la JSK n’est pas apte à jouer le titre. Il est très loin le temps où les Canaris écrasaient tout sur leur passage. Le coach Djamel Menad a réussi son pari, celui de battre la JSK chez elle. Cette défaite va certainement enfoncer le club dans une crise sans précédent surtout après la sortie médiatique du président Hannachi. 
Les supporters sont repartis déçus et ne comprennent rien à ce qui se passe dans l’équipe. Ils s’en sont pris au président Hannachi auquel ils ont reproché de ne pas avoir renforcé l’équipe avec des éléments de valeur au mercato hivernal.
A. H.           

Menad : «On a joué intelligemment»
«Je peux vous dire qu’on a assisté à un match très difficile, mais qui n’a pas été intense. En première mi-temps, on a créé deux occasions nettes de scorer et qu’on a manquées de peu. En seconde période, on a, certes, reculé un peu en arrière, tout en procédant par des contres, ce qui nous a permis de réussir à marquer un but. Dans l’ensemble, on méritait amplement notre victoire.»

La JSK a montré ses limites

Il est notoirement connu qu’une équipe doit toujours s’identifier à une certaine façon de jouer propre à elle. 

C’est le cas de toutes les équipes qui jouent souvent les premiers rôles. Ainsi, pour ce qui est de la JSK, le club le plus titré d’Algérie, cette équipe a perdu son jeu d’antan d’une façon cruelle. C’est dire que rien ne va plus pour les Jaune et Vert, dont les supporters veulent avant tout revoir leur équipe réaliser de belles facettes de jeu avant de s’attaquer à jouer les premiers rôles comme prétendent les responsables du club. Ceci dit, les joueurs de la JSK sont usés et ne méritent pas de porter les couleurs d’une équipe qui est le porte-flambeau de toute une région. Il faut dire que les joueurs de la JSK sont très loin de répondre au profil requis pour jouer dans une équipe censée continuer son bonhomme de chemin en gagnant des titres.

Des joueurs limités 
Au sein de la JSK, tout le monde aura remarqué que l’équipe aurait pu jouer pour réussir à gagner des titres, si les joueurs étaient plus motivés et stimulés pour le faire. En revanche, ces dernières années, l’équipe est sur le point de perdre de son aura, à cause des joueurs dont le profil est de loin inférieur à celui des autres clubs. Derrière, la défense flotte et donne des signes d’inquiétude, facilement profitable aux attaquants adverses. Au milieu de terrain, les joueurs centraux affichent une fébrilité cruelle, tout en motivant l’adversaire à provoquer la faute. D’ailleurs, c’est le cas hier contre l’équipe belouizdadie. Alors que l’attaque, il n’y a que Boulemdaïs pour faire la différence. Sur ce point précis, les avant-centres n’ont jamais réussi à inscrire plus de deux buts, sauf lors du match face à l’ESS, mais c’était pour égaliser. Pour toutes ces raisons, la JSK n’est pas le club qui a son poids, tel qu’elle l’avait par le passé. C’est cela qui inquiète le plus les fidèles supporters du club kabyle.                         M. A.

 

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