les anciens mobilisés contre Hannachi

A l’écoute des supporters demandant le départ du président Hannachi, les anciens joueurs ont décidé de passer à l’action en programmant une réunion pour la journée de samedi.

Dénonçant l’ostracisme dont ils ont été victimes pendant plusieurs années de la part du président actuel, les anciens comptent inviter tous ceux qui ont porté le maillot de la JSK, depuis les années 1960 jusqu’aux tous récents retraités. Aucune exclusion ni préférence ne sont admises par les initiateurs de cette réunion qui ne veulent surtout pas tomber dans les mêmes erreurs commises par Hannachi. Ils ont d’ailleurs entamé les contacts avec tous les anciens pour leur donner rendez-vous pour ce samedi dans le cas où les conditions climatiques le permettraient. Toutes les générations seront représentées à cette réunion et les absents devront s’expliquer devant les supporters qui veulent connaître la position de chacun d’entre eux. Les supporters aspirent à un changement et ils demandent à chacun d’assumer ses responsabilités. La langue de bois utilisée par ceux qui ne veulent décevoir aucune partie n’aura plus droit de cité.
En poste depuis presque deux décennies, le président Hannachi ne renoncera pas aussi facilement au trône. Les anciens joueurs le savent d’ailleurs et c’est pour cela qu’ils s’organisent afin de le pousser à la sortie. La réunion de samedi sera une occasion pour eux de se concerter sur les actions à entreprendre afin de le destituer de son poste. Ils ne veulent pas dévoiler toutes leurs cartes, mais ils affirment qu’ils trouveront le moyen pour le faire partir. «Certes, il a annoncé vendredi dernier sur Radio Djurdjura qu’il va démissionner de son poste, mais il n’a nullement l’intention de partir. Il tente de gagner du temps, mais cette fois on le poussera à partir, s’il ne veut pas se retirer de son propre gré», ont déclaré certains anciens joueurs. Le départ de Hannachi est leur exigence principale, mais ils saisiront l’opportunité de se retrouver ensemble pour exiger du président de revoir la liste de la composante de l’AG qui pour eux n’est pas représentative.  A noter que même les membres du comité de supporters seront conviés à la réunion des anciens pour leur permettre de donner leur avis sur la situation que traverse actuellement le club.
M. A.

Menad à Berbère Télévision : «J’aime la JSK»
Intervenant sur Berbère Télévision, l’ex-joueur de la JSK a fait part de son amour indéfectible au club jaune et vert. Djamel Menad est connu pour son attachement aux couleurs du club kabyle. Pour lui, la JSK ne mérite pas d’être otage de cette déstabilisation. «J’aime la JSK et j’ai un sentiment très fort envers ce club. Je dirais que la JSK ne mérite pas toute cette déstabilisation qui la vise.  Chaque chose a une fin.»
«Les autorités doivent désigner un directoire»
Pour Djamel Menad, afin que la situation actuelle connaisse une fin, il faut que les autorités procèdent à la désignation d’un directoire, car la JSK n’est pas un petit club. «Il faut un directoire pour gérer les affaires courantes, la JSK n’est pas un petit club, il faut refaire tout à zéro, les autorités locales doivent désigner un directoire. Il n’y a pas de place pour l’amateurisme. La priorité du futur président est la restructuration d’un symbole», a-t-il fait savoir.

«Les supporters veulent un changement»
D’après l’ex-international algérien des années 1990, les supporters de la JSK sont en quête d’un changement à la tête du club phare de la Kabylie. A cet effet, il ne faut pas contrarier la volonté des supporters. Toutefois, il faut que cela soit fait en douceur et pacifiquement. «Les supporters veulent un changement et il ne faut pas contrarier leur volonté. Mais il faut aller doucement, les supporters ont constaté qu’il faut un changement, il faut choisir les hommes qu’il faut.»

Aït Djoudi : «Hannachi n’a payé aucun centime pour prendre la JSK»

Annonçant officiellement son intention de briguer la présidence de la JSK, Azzeddine Aït Djoudi a affirmé lundi soir sur Berbère Télévision que la JSK doit s’inspirer de l’exemple des deux grands clubs espagnols, à savoir le FC Barcelone et le Real Madrid. 
«La JSK était un symbole en Afrique et dans le monde, mais elle est devenue un club quelconque ces dernières années. Les choses doivent changer et lorsque le président actuel déclare qu’il n’y a pas d’hommes en Kabylie, cela fait mal. Je lui dirais qu’il y a des hommes qui sont capables de redonner à ce club son lustre d’antan. La JSK représente toute une région et, j’en suis convaincu, tous les Kabyles aideront le futur président. Je pense qu’on doit s’inspirer de l’exemple du FC Barcelone et du Real Madrid en autorisant les supporters à acheter les actions. Ce club leur appartient et ils auront droit de regard sur tout», a-t-il déclaré.

«La JSK n’est ni à vendre ni à hypothéquer»    
Au sujet de l’augmentation du capital, Aït Djoudi s’interroge sur la décision de Hannachi d’augmenter le capital jusqu’à 80 milliards de centimes. «La JSK n’est ni à vendre ni à hypothéquer. Des gens sont morts pour ce club et personne n’a le droit de la vendre. Le capital actuel du club est de 100 millions de centimes, mais subitement Hannachi a décidé de le multiplier par 833. C’est absurde ce qu’il est en train de faire.»  

«A-t-il payé le moindre centime lorsqu’il a pris la JSK pour exiger 80 milliards aujourd’hui ?»
Affirmant que la valeur de la JSK est inestimable, Aït Djoudi a confié que Hannachi n’a payé aucun centime lorsqu’il a pris l’équipe en main. «Il n’avait payé aucun centime pour qu’il fixe aujourd’hui le capital du club à 83 milliards de centimes. Les biens dont il parle, il les a acquis au nom de la JSK et certains d’entre eux datent depuis Abdelkader Khalef, Abtouche et Benkaci. 
On ne vient pas pour se servir, mais pour servir le club. Je le dis et je le répète, il n y a pas de problème d’argent et qu’on est là pour restructurer ce club.»
M. A.

Iboud : Â«Je ne suis pas candidat et la JSK n’est pas à vendre» 

L’ex-capitaine emblématique de la JSK, Miloud Iboud, a coupé court à toutes les rumeurs l’annonçant comme candidat potentiel pour la présidence, en affirmant lundi soir sur Berbère Télévision qu’il ne sera pas candidat. 
«Je ne suis pas candidat. Celui qui veut briguer la présidence de la JSK doit ramener de l’argent. Je suis là pour aider toute personne qui aura un sérieux projet pour ce club. La route qu’a empruntée l’actuel président est mauvaise et le changement est inévitable. C’est une honte pour un club comme la JSK d’être actionnaire avec 3 millions de centimes. La JSK n’est ni à vendre ni à hypothéquer.  Aujourd’hui, il veut augmenter le capital du club au moins jusqu’à 83 milliards de centimes. Pourquoi il ne l’a pas fait auparavant ? J’aime la JSK et j’existe sans elle, alors que d’autres ils ne seront rien sans elle. On ne pouvait même pas aller voir un match de peur  d’être désigné comme perturbateur, car on nous a longtemps collé l’étiquette d’anti-JSK», a déclaré Iboud avant de recourir à une anecdote pour enfoncer Hannachi. «C’est comme ce bon homme qui élève un coq. Un jour, il décide de prendre une douche froide et au coq  de demander à la femme de cet homme de dire à son mari de se doucher avec de l’eau chaude. Celui-ci lui a rétorqué qu’il n’a pas à se mêler de ses affaires. La réponse du coq, j’ai peur que tu tombes malade et qu’on te conseille de manger mon foi.»
M. A.

Dries : Â«Hannachi a beaucoup donné, mais il est temps qu’il parte» 
L’ancien milieu de la Jumbo-Jet, Bouzid Dries, joint sa voix à ceux qui demandent le départ de Hannachi. «Ça me fait de la peine de voir ce qui se passe à la JSK. Je suis à El-Kseur, mais je suis de près l’actualité du club. C’est malheureux d’en arriver là. Hannachi a beaucoup donné, mais il doit partir. Il ne doit pas confisquer ce club qui représente toute une région. J’espère que son départ se fera sans heurt, car la Kabylie a besoin de la paix. Lorsque j’étais joueur, le stade affichait complet à 11h, malheureusement ces dernières années l’équipe joue devant des gradins vides. Hannachi doit comprendre que les supporters ne veulent pas de lui. Je serai à la réunion des anciens, lesquels doivent réagir le plus vite possible», a affirmé Dries.
Salem A.    

 

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