Le grand Zerga amputé de la jambe

Abdelkader Zerga, l’ancien gardien de but volant du MCA et de l’USMA, vient d’être amputé de la jambe droite. Souffrant d’un problème de santé,...

 ... l’ex-international des années soixante a dû se résoudre à recourir à la pénible intervention chirurgicale. Compétition s'est rendu à l'hôpital Mustapha Bacha où l'illustre portier a subi l'opération. Notre visite lui a redonné le sourire, mais sans cela il faut dire qu'il est resté digne devant la maladie. Zerga restera un éternel grand.


«C’est mon destin, je dois accepter la situation»
«J’avais ressenti des douleurs atroces au niveau de la jambe droite, j’ai été admis en urgence à l’hôpital Mustapha Bacha. Après avoir effectué des radios, il s’est avéré que c’était dû à des veines bouchées, la seule solution était de couper cette partie de mon corps. Cela fait maintenant une quinzaine de jours que j’ai subi l’intervention. C’est mon destin, je dois accepter la situation malgré moi», nous a dit Abdelkader Zerga qui, depuis son hospitalisation, ne manque pas de visites. Sa chambre ne désemplit pas, ses anciens équipiers et collègues de la Sonelec viennent à chaque fois pour lui remonter le moral. 

Sa chambre d’hôpital 
ne désemplit pas
Malgré tout, Zerga reste toujours souriant, il nous a même raconté une anecdote lorsqu’on est allé à son chevet. «Je me rappelle la veille d’un déplacement à Oran. Les dirigeants n’ont pas pu réunir la somme demandée pour rejoindre El Bahia, ils ont été obligés d’aller demander de l’argent aux commerçants pour avoir la somme nécessaire », nous a relaté Zerga avant d’ajouter : «Malgré ce problème financier, il y avait toujours du spectacle sur le terrain, contrairement à l’époque actuelle. L’argent coule à flots, mais le niveau laisse à désirer.» Pour rappel, Zerga a fait ses premiers pas au Club Africain, le gardien de but Atouga de l’équipe nationale tunisienne était son remplaçant. 

«Donnez-nous Zerga, 
on vous donnera Oran» 
Il a rejoint le MC Alger en 1964, il a connu par la suite plusieurs sélections avec l’équipe nationale. Il a participé, entre autres, aux Jeux de l’Amitié de Dakar (Sénégal) en 1965, joué contre le Brésil en amical durant la même année. Au début des années 1970, il a signé à l’USM Alger. Le hasard a voulu qu’il rencontre le MCA en finale de la Coupe d’Algérie, une finale gagnée par son ancienne équipe (4-2). En discutant avec lui, on a rappelé à Zerga le fameux match de Coupe d’Algérie qu’il a livré sous le maillot du Doyen contre le MCO, à Oran. Ce jour, à lui seul, Zerga a découragé les Oranais et a permis au MCA d’arracher le billet pour le prochain tour. 
En fin de partie, les Oranais criaient à tue-tête : «Donnez-nous Zerga, ou vous donnera Oran.» Zerga s’en est souvenu en hochant la tête... 

L’Italie a eu Zenga, 
mais bien avant l’Algérie 
a eu Zerga
Après avoir rejoint l’USM Alger, il a entraîné la formation du SC Miliana, avec laquelle il a enregistré de bons résultats avant de tirer sa révérence. Zerga a été contacté par des clubs européens, mais il ne pouvait donner une suite favorable. A son époque, il fallait l’autorisation des instances sportives ou avoir plus de 28 ans pour prétendre jouer de l’autre côté de la Méditerranée. Aujourd’hui, Abdelkader Zerga tente tant bien que mal de joindre les deux bouts vu sa maigre pension. Il mérite amplement d’être aidé. L’Italie a eu Zenga, mais bien avant l’Algérie a eu Zerga. Peut-on le laisser tomber ?
 

 

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