Quelle réaction du CAB !

Le CAB, qui n’avait pas intérêt à échouer hier sur ses terres face à l’un de ses rivaux pour le maintien, en l’occurrence le MCO, après une série de mauvais résultats, a réagi de fort belle manière en atomisant le MCO.

Considéré comme le match de la peur, vu le mauvais classement des deux équipes, ce match démarra en trombe et ce sont les gars des Aurès qui seront les premiers à lancer les hostilités par l’intermédiaire du néo-international Bouchouk, qui constituera un vrai poison pour la défense oranaise, qui s’avouera vaincue à la 11’. Héritant d’un ballon à l’entrée de la surface, Bouchouk décocha un tir qui trompera le portier Fellah. Quelques minutes plus tard, toujours Bouchouk, dans une action identique, faillit doubler la marque. Le MCO, qui attaquait par intermittence, réagira par Zemmouchi, qui a eu la balle du but à deux reprises. Il réussira toutefois à égaliser par Dagoulou (25’), d’un tir puissant. Après ce but, le jeu se concentrera au milieu de terrain, avec de rares incursions offensives de part et d’autre. Toutefois, la partie changea totalement de physionomie après la pause. En effet, d’emblée le CAB prit l’avantage par le rentrant Amrane (53’), une réalisation qui scia les jambes des Oranais, qui baissèrent carrément pavillon. Ils encaissent deux autres buts, signés par le même joueur, en l’occurrence Messâadia (56’, 67’). Le CAB, qui fera circuler le ballon, ajoutera même un cinquième but par Amrane (90’). Ce jeune, ramené du RCK, a été la carte gagnante d’Ameur Djamil.
H. N.

Henkouche : «On était absents en 2e mi-temps»
Bien que déçu par la lourde défaite de son équipe, l’entraineur du MCO nous livra son analyse du match. «Après une bonne première mi-temps où l’on a fait jeu égal avec le CAB, on encaisse trois buts en un quart d’heure. C’est inexplicable. Alors qu’habituellement nous sommes forts en seconde mi-temps, cette fois on a été non seulement nuls mais surtout amorphes en défense comme l’illustre le deuxième but du CAB», déplore Henkouche qui refuse de s’étaler sur cette défaite. «Les raisons, estime-t-il, tout le monde les connaît», allusion au long trajet fait par route la veille, d’où un fléchissement de tous les joueurs en seconde période.

 

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