Menadi : «Nous pensons à notre public»

> BOUAïCHA : «Je sens que je vais réussir à Annaba»

 Revenant sur la domiciliation pour la saison qui s’annonce de l’USMAn au 19-Mai-1956, Menadi déclare : «Au début et durant l’été, mon comité et moi avons beaucoup réfléchi à opter cette saison pour le stade Chabou pour tous les matchs de la saison de l’USMAn.  Le stade Chabou, qui se situe en ville et qui se trouve mitoyen avec l’établissement de la sûreté, a l’avantage de rapprocher le supporter de l’équipe et exerce donc une forte pression sur l’adversaire. Un atout qui peut nous valoir des satisfactions sur le plan des résultats contrairement au 19-Mai-1956 qui est très vaste et grand et qui avantage souvent l’équipe adverse. Nous avons perdu de nombreux points par le passé au 19-Mai-1956 à cause de cela.» Menadi, qui suit avec intérêt la préparation de sa jeune formation de cette saison, enchaîne : «Cependant, après une étude sérieuse de la situation nous avons remarqué que Chabou avec ses deux tribunes opposées et ses deux virages ne peut contenir plus de 10 000 spectateurs. Or, Annaba joue en moyenne face à 25 000 jusqu’à 30 000 spectateurs à chaque match. Ainsi, si nous jouons à Chabou, nous allons pénaliser 15 000 à 20 000 supporters qui ne pourront regarder le match.» Et Menadi de continuer : «Nous n’avons pas le droit de priver notre public de regarder et supporter son équipe. Nous avons un public nombreux qui vient pour chaque match de toute la vallée de la Seybouse.il faut lui réserver toutes les conditions d’aisance et de sécurité. C’est ce qui nous a, à la fin, décidés à opter pour le 19-Mai-1956. Ainsi, nous pourrons contenir tout le flux du public qui viendra nombreux durant les grands matchs.»  


BOUAïCHA «Je sens que je vais réussir à Annaba»
L'ex-sociétaire du Paradou AC avoue que l'effectif annabi de cette saison recèle des joueurs prometteurs qui peuvent valoir des satisfactions.

- Vous avez brillé durant le match amical face au MSPB en marquant 2 buts ? 
- Je pense que c’est toute l’équipe qui a montré sa progression et qui a bien joué. Personnellement, je n’ai fait que répondre à l’attente de l’entraîneur qui m’a confié une mission sur le terrain. J’ai réussi à inscrire deux buts, ce qui m’a mis en confiance. Je me fais des repères sur le terrain et l’entente avec mes coéquipiers est excellente d’autant que les automatismes que nous travaillons régulièrement aux entraînements commencent à fonctionner. Il faut continuer à travailler. 
- Peut-on dire que votre insertion au sein du groupe est maintenant établie ? 
- Oui, je me suis familiarisé avec l’environnement et avec tous mes coéquipiers. Sincèrement, je me sens bien d’autant que j’ai la confiance du coach qui ne cesse de nous prodiguer conseils et encouragements. Je sens que je vais réussir ma saison avec Annaba. Je me sens comme un poisson dans l’eau au sein de ce groupe. 
- Pourtant, de nombreux observateurs appréhendent avec crainte l’équipe de cette saison ? 
- Annaba a fait des expériences les saisons précédentes en recrutant des noms et ca n’a pas réussi car une équipe, c’est d’abord un état d’esprit. Je pense que cette saison la direction du club veut investir dans les jeunes. Il y’a un effectif très riche en talents prometteurs. C’est de la bonne pâte qui ne demande qu’à être travaillée. Il faut donc laisser ces jeunes mûrir et le résultat ne tardera pas à venir. 
- Les résultats des matchs amicaux vous donnent raison. Mais la compétition, c’est autre chose ne cesse-t-on de rappeler. 
- C’est vrai que la compétition diffère complètement des matchs amicaux. Mais ces derniers sont aussi des indicateurs du travail accompli et de l’assise qui se met en place. 
- Alors, optimiste pour la saison ? 
- Si je ne l’étais pas, je ne serais pas venu à Annaba. Il y a une œuvre qui se construit et je suis content d’y participer. J’essaierai surtout de justifier toute la confiance placée en moi par les dirigeants, les supporters et le staff technique. Je ne décevrai pas. 

 

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