- Salim a retrouvé sa verve. Peut-on connaître le secret ?
- Il n’y a pas de secret, ni de formule magique. Il me fallait du temps, comme je l’ai toujours dit d’ailleurs, pour m’adapter à mon nouvel environnement et une fois la machine démarrera, rien ne l’arrêtera.
- Donc, il vous fallait juste un temps d’adaptation pour reprendre de la plus belle des manières, c’est ça ?
- Effectivement, comme vous le savez, je suis une nouvelle recrue qui a besoin de temps pour avoir ses repères, pour aussi connaître le groupe avec lequel je passerai toute une saison. Bref, je pense que j’ai eu le temps qu’il faut, et aujourd’hui, je me sens très bien à l’USMH.
- Mais, il y a aussi votre surpoids, la déchirure contractée quand vous portiez les couleurs du Mouloudia d’Alger, n’est-ce pas ?
- Effectivement, j’ai pris du poids dernièrement. Il y avait la déchirure que j’avais contractée lors de la dernière partie du championnat de la saison écoulée. J’ai passé beaucoup de temps à l’infirmerie et sur le banc, ça m’a rouillé un peu. Avec les matches amicaux qu’on est en train de jouer, je sens de la progression de match en match. En ce qui concerne mon poids, j’ai retrouvé ma ligne. En ce qui concerne la blessure, c’est de l’histoire ancienne. En fait, je suis en pleine forme, et Dieu merci.
- Avant de retrouver ce punch, le public harrachi ne vous a pas ménagé. N’avez-vous pas douté un seul instant de vos capacités ?
- Non, pas du tout. Bien au contraire, cette pression m’a poussé à redoubler les efforts. Moi aussi, je n’étais pas fier de ce que je proposais. Je voulais retrouver mon top niveau. Alors, j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure en travaillant sans relâche pour réaliser de belles choses avec le club.
- Maintenant que vous avez retrouvé votre forme, comment vous vous sentez au sein de votre nouvelle famille ?
- Comme vous venez de le dire, on est vraiment une famille. Je me sens bien. Au début, certes, je n’étais pas à l’aise, mais les joueurs que j’ai trouvés à El-Harrach ont tout fait pour faciliter mon adaptation. Désormais, il n’y a pas de souci pour moi. Je suis comme un poisson dans l’eau. C’est génial. Tout le monde tente de me faciliter la vie, que ce soit les joueurs, le staff ou la direction. Tout est clean pour moi.
- Il ne reste que la réconciliation avec le public est le tour est joué, non ?
- Je pense que tout va bien. Face au PAC, il y a eu certains fans qui m’ont montré leur soutien. Idem à Chéraga. J’ai été salué et ça m’a fait un grand plaisir. Je promets de faire encore mieux pour que les Harrachis soient fiers de moi.
- Que vise Salim cette saison ?
- Etre le meilleur buteur du championnat, c’est mon objectif personnel. Je vais mettre les bouchées doubles pour être à la hauteur des attentes. On va jouer le titre de championnat. En toute sincérité, j’ai envie de faire mieux que l’an dernier.
- Le virus du meilleur buteur, vous l’avez attrapé de Bouguèche ?
- (Rires) - Oui, je crois. En fait, j’ai envie de faire de cette saison la mienne. Il y a des joueurs à l’USMH qui ont envie de réaliser de belles choses. Le coach fait tout pour nous amener à notre meilleur niveau. Des ingrédients qui vous poussent à voir grand. Alors, j’ai envie d’être le meilleur buteur du championnat et je ferai tout pour arriver à mes fins.
Réunion des actionnaires après l’Aïd
Toujours dans le cadre des préparatifs pour passer concrètement à une SSPA, les Harrachis continuent à y travailler et une réunion est prévue après l’Aïd pour parler de l’organigramme, des finances et d’autres points. Le chairman d’El-Harrach, Mohamed Laïb, réunira les 11 actionnaires donc au début de la semaine prochaine. Ainsi, Bensemra, Manaâ, Mahdour, les frères Bounab, Haddad, Azziz, Bouslimani, Cherfaoui et Zoubiri attaqueront avec Laïb plusieurs points, et certainement la question financière sera au cœur des débats. En tout cas, les hommes forts de l’USMH feront tout ce qui est possible pour planifier au mieux leur parcours de la saison qui s’annonce.