Si l’équipe est au top physiquement, sur le plan des automatismes et de la cohésion, tout un travail reste à faire. Le retard mis pour les recrutements, la mise dans le bain de l’équipe se ressent avec persistance, et une véritable course contre la montre est enclenchée.
Rahmouni recherche la cohésion et pour atteindre cet objectif, il doit faire tourner le même effectif, ce à quoi il s’est attelé contre Sour El-Ghozlane en alignant un seul groupe qu’il n’a fait que réaménager durant la seconde phase.
MOB 2 - Sour El-Ghozlane 2
Pour une troisième application, ce n’est pas encore l’ultime et le groupe ne s’affirme pas encore. Il a aligné Bekrar, Belhocine, Bensalem, Bouali, Baâouali, Dehouche, Selloum, Akrour, Yaya, Henider, Benchabane. Un onze assez sobre auquel il a apporté quelques retouches en introduisant Madi sur le flanc, Kelanemar et El Orfi dans le milieu, et Mendil en attaque. Le second schéma a porté, puisque l’équipe avec le gain de la bataille du milieu a pu remonter le score.
Henider frappe à deux fois
C’étaient les visiteurs qui menaient et il a fallu attendre la seconde mi-temps pour voir les poulains de Rahmouni être plus déterminants et frapper à deux fois. Les buts ont été inscrits pae Henider, un bon signe de la ligne d’attaque, car après Akrour, Benchabane, voilà que l’ex-sociétaire du MOC fait parler de lui.
Le coach a besoin d’autres applications
Même si ce genre d’objectif ne vient qu’avec la compétition, Rahmouni souhaite voir ses joueurs l’atteindre au plus tôt. Le retard est là , et l’entame de la compétition pointe aussi. Il a besoin d’autres applications et c’est pour ce faire qu’il a prévu dans la lancée de ce match contre Amizour où il a introduit d’autres éléments, à l’image d’Idirène, Aïssani et Ousmaïl qui ont repris des forces.
Quoi qu’il en soit, il doit opter pour des choix stratégiques, car le temps ne plaide point en sa faveur, à moins d’un report de la compétition.
M. O.
Idirène : «Nous sommes prêts physiquement»
Pour ce bon milieu, un grand travail a été réalisé en stage, mais il est toujours à la recherche de la cohésion. Il n’a pas été aligné contre Sour El-Ghozlane, mais il était prédestiné pour le match d’après.
- Le stage de Tikjda a-t-il été bénéfique ?
- Absolument. Nous avons rechargé nos accus et beaucoup travaillé l’aspect physique. Le groupe est très bon sur ce plan.
- Trois applications est-ce suffisant ?
- Pas assez, car il reste la mise en place de la cohésion du groupe, une osmose et une symbiose qui ne peut se traduire en compétition qu’avec la multiplication des matchs de ce genre.
- Certains observateurs voient qu’après ces tests, les résultats sont mitigés ?
- Parfois, les résultats ne sont pas uniquement techniques, mais ils se traduisent sous d’autres effets. Il vaut mieux gagner un groupe qu’un match. De plus certains éléments ne se sont pas encore libérés, il faut attendre et jouer faire d’autres adversaires.
- Pourquoi cette absence de cohésion ?
- C’est surtout le retard dans l’entame qui est à l’origine et dans ce cas, on ne peut le résorber, mais s’adapter et se surpasser. Chacun doit y mettre du sien.
- Vous êtes pour un report de la compétition ?
- Ce serait génial si la compétition est reportée d’au moins une journée, on pourra alors glaner d’abord un plus en préparation et atteindre cette cohésion.
- Sinon, c’est la marche vers l’inconnu ?
- Tout s’acquiert par le travail, c’est indéniable et certains teams ont de l’avance, je redoute vraiment qu’on ne soit pas tout à fait prêt. Mais je suis convaincu que le coach trouvera d’autres subterfuges à faire valoir pour notre tout premier match.
- Le groupe se dessine-t-il ?
- Même si dans l’absolu, il est en constante recherche, je pense que nous l’avons. Il y a d’abord l’ossature qui est là présente, mais aussi l’apport qualité et expérience qui s’ajoute, il s’agit de cimenter tout cela.
- La bataille des places fait rage, comment voyez-vous ce phénomène ?
- C’est tout à fait naturel, j’allais dire que cette bataille est lancée, et au risque de me répéter, chacun doit se mettre au service du groupe et non l’inverse. Car une équipe soudée tend forcément vers tout ce qu’il y a de positif.
- Un mot sur cette 6e place à l’objectif ?
- Un enjeu favorable, loin des tensions et pressions. C’est ainsi que le groupe peut se libérer.
M. O.