L’Inter, synonyme d’un mercato timide qui contrarie Benitez

 Arriver dans le fantôme de Mou, ce fameux facteur ‘M’, après un triplé historique emporté grâce à un état de guerre presque constant du club interista dans son ensemble, ce ne doit pas être facile. Et il le savait déjà, Rafa Benitez, l’homme de la remontée d’Istanbul en 2005, le roi des coupes et de l’âme des Reds de Liverpool. On commençait à s’en douter jusque il y a quelques jours : avec la clôture d’un mercato timide, conservateur, après avoir tout gagné, la direction pense aujourd’hui à calmer le jeu et les sorties d’argent, jouer la stabilité, c’est devenu une certitude.

L’Inter croit en elle-même, mise sur les acquis du triplé, mais elle ne dépense pas, au contraire, pour une fois, elle décide d’y aller à l’économie. C’est peut être le bon choix, le plus évident. Mais cela semble comporter un risque, face au Milan “des étoiles” comme l’a qualifié Galliani, la venue (malhonnête) de Zlatan chez les cugini, autre fantôme de San Siro, la Roma double ‘B’ (Borriello et Burdisso) et la Juve aux dix nouvelles têtes. Sous l’ère Moratti, il faut remonter à l’été 2004 pour trouver une campagne mercatique aussi discrète (six millions dépensés à l’époque pour les arrivées de Burdisso et Ze Maria).

Rafa n’aura pas, si un tourbillon vient à le perturber, le talent rebelle de Mario Balotelli pour résoudre les problèmes. Ou encore, les fameuses prétentions Quaresma en direct à la télévision. Rafa avait demandé Kuyt et Mascherano. Il rêvait de Forlan. Il doit se contenter de Coutinho, de Castellazzi et de Biabiany. Aucune surprise pour répondre aux artifices du Milan. Aucune opportunité selon les dirigeants nerazzurri. Alors, l’entraineur espagnol a maintenant surtout besoin que ses joueurs et ses supporters lui accordent leur confiance. La direction, elle, ne lui a pas donné de coup de main. Le fantôme est encore bien là.

 

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