Ce choc, qui a drainé la grande foule, n’a valu que par sa deuxième mi-temps dans laquelle le public a pu vibrer grâce à la débauche d’énergie dépensée par les deux équipes.
Car en première période, le jeu était décousu, aidé en cela par l’inexplicable attitude des Oranais qui ont presque refusé de jouer. Une attitude qui a permis à l’équipe chélifienne de se promener dans la zone adverse sans toutefois arriver à se montrer très alerte devant les bois gardés par le gardien Ouamane. Il faut dire que la manière de jouer de la formation locale donnait l’impression de manquer de lucidité dès que la balle arrivait dans le périmètre du Mouloudia. C’est pourquoi aucune action dangereuse ne mérite de figurer dans les actions chaudes de cette première partie du derby, hormis la tentative de Messaoud (15’) et le puissant tir de Gherbi (43’). Mais c’était insuffisant pour montrer que l’équipe locale était prête à l’emporter. Certes, une remise de Seguer aurait connu un meilleur sort si l’arbitre avait vu une main oranaise stopper le cuir à l’intérieur de la surface mouloudéenne (36’). Et dire qu’en face, la formation oranaise était quasiment transparente tellement aucun de ses éléments n’a daigné montrer que son équipe voulait vraiment éviter à son équipe de perdre. En fait, cette façon de jouer des Oranais n’avait aucune explication du moment que leur coach avait de quoi forcer le team chélifien à le tenir au respect. Chose que les locaux ont compris dès lors qu’après la pause, ils n’ont pas mis beaucoup de temps pour trouver la voie de la victoire. Une première fois par l’entremise de Djediat, très en jambes dans ce match, à la faveur d’une balle arrêtée exécutée de fort belle manière laissant le portier pantois (55’). La deuxième, trois minutes plus tard, quand Soudani eut le champ libre pour tromper Ouamane d’une belle tête à la suite d’une remise de Messaoud. Les Oranais auront beau contester une position d’hors jeu, paraissant évidente à travers le petit écran, mais l’arbitre n’a fait que suivre son juge de touche qui a marqué un temps d’arrêt avant de se diriger vers le centre. Ces coups de massue vont enfin libérer le jeu de l’équipe oranaise qui, après les incorporations des expérimentés Daoud et Boukessassa, va se transformer pour montrer qu’elle avait des atouts à faire valoir au lieu de laisser la manœuvre aux Chélifiens. En effet, tour à tour, ces deux vieux briscards, en compagnie du jeune Aouedj, vont donner du fil à retorde à Ghalem et à sa défense, mis aux abois jusqu’au coup de sifflet final. Le portier de l’ASO, en dépit de sa forme actuelle, aura du mal à s’interposer pour préserver sa cage. Il s’avoua vaincu sur une belle reprise du gauche du lutin Beradja (78’). La machine mouloudéenne se met en évidence dans les vingt dernières minutes de cette rencontre jusqu’à donner des sueurs froides au public chélifien qui craignait une égalisation que le MCO aurait méritée pour avoir montré un visage plus en rapport avec la valeur des joueurs alignés par son coach. Mais il était dit que le team oranais n’aura pas la chance de revenir chez lui avec le point du nul. En somme, un petit match que les deux équipes en présence ont montré hier devant un public des grands jours.








































