Dans cet entretien réalisé avant-hier au stade Ahmed Zabana, le manager Lahouari Benamar a parlé du stage de Hammamet, du recrutement, de l’objectif et des droits et devoirs des joueurs et des supporters. A la fin, il a adressé un message au wali d’Oran qu’on vous laisse découvrir
- En un mot, comment évaluez-vous le stage de Hammamet ?
- Tout d’abord, on doit remercier le wali d’Oran et le DJS qui nous ont offert la possibilité de faire ce stage qui a été une réussite à 100%. Là -bas, on avait tous les moyens qu’on voulait, l’équipe avait deux terrains à sa disposition, un en tartan, l’autre en gazon naturel, on était logés dans un hôtel 5 étoiles. En un mot, toutes les conditions étaient réunies. L’entraîneur n’avait qu’à appliquer son programme.
- Quels sont les points positifs à tirer de ce stage ?
- Dieu merci beaucoup de points sont à enregistrer comme cette concurrence qui commence à donner à réfléchir aux joueurs. Tous sont maintenant conscients de l’objectif qu’on a tracé. L’équipe a livré trois matches amicaux de belle facture face à des adversaires d’un très bon niveau. Dans les matches amicaux, on a constaté cette rage de vaincre qui a été déterminante en fin de compte. Pour les joueurs, le championnat a déjà commencé et c’est de bon augure.
- On a beaucoup parlé de la rigueur dans la discipline du groupe, qu’est-ce qui a changé à l’ASMO ?
- A l’ASMO, la discipline a toujours été un volet très important. C’est la continuité qu’on est en train de suivre pour l’intérêt de la société et de l’équipe. Actuellement, la relation humaine entre joueurs, dirigeants et entraîneurs est excellente. Chacun fait son travail dans le respect. Il y a un règlement que chacun de nous doit appliquer et gare à celui qui l’enfreint.
- Quand vous dites qu’ils sont conscients de l’objectif tracé par la direction, vous parlez bien de l’accession ?
- Exact ! D’ailleurs, je me suis lancé le défi de faire accéder l’ASMO en Ligue 1. L’autre défi, c’est de tout faire pour encourager les supporters à retourner au stade pour suivre leur formation qui est la nôtre. Je profite de cette occasion pour lancer un appel à tous les supporters pour leur dire de venir s’approcher de l’équipe et éviter de spéculer sur des futilités. Laissons les problèmes en dehors du terrain et rassemblons nos forces pour aider El-Djamîya.
- D’autant que beaucoup d’entre eux sont contents du recrutement, quel est votre avis justement ?
- On a fait le choix que nous assumons. On a ramené les joueurs susceptibles de donner un plus à l’équipe et poste par poste. On leur a dit que leur mission est de contribuer à l’accession de l’équipe. On leur a parlé de l’accession et rien d’autre. Cette fois, on jouera pour gagner pas pour jouer comme on l’a fait ces derniers temps. Je dois ajouter autre chose.
- Laquelle ?
- Contrairement à la saison passée, la direction a gonflé le salaire des joueurs. Chacun a touché une avance de quatre à cinq mois. La direction a casqué pas moins de 18 160 000.00 DA. C’est pour vous dire que la direction a mis les moyens pour permettre à l’équipe d’atteindre cet objectif. A cette occasion, la commission de recrutement remercie le DG El-Morro pour son entière disponibilité à chaque mouvement de transfert ou autre. «On ne veut plus de faux pas chez nous».
- Reste la réalité des coulisses qui risque de se mettre sur votre route, qu’en dites-vous ?
- On est conscients de cette réalité et c’est pourquoi on a exigé des joueurs les points à domicile. Pour précision, on a parlé aux joueurs de l’obligation de gagner les matches que nous jouerons à domicile. On ne veut plus de faux pas chez nous, c’est la condition posée aux joueurs quitte à gonfler les primes. L’année passée, on a récolté 42 points, alors qu’en gagnant chez soi, c’est 45 points au total ! Vous voyez l’importance de gagner chez soi !
- On vous laisse le soin de conclure…
- Au nom des responsables de la société sportive pas actions, je remercie le wali d’Oran pour tout ce qu’il a fait pour l’ASMO et pour la ville d’Oran. On a eu vent de son intention de venir en aide à notre club. On fera tout pour suivre sa démarche en vue de développer le sport en général et le football en particulier. On voudrait bien qu’il se penche sur le cas du stade Habib Bouakeul qui a besoin d’une petite rénovation, comme le revêtement d’une nouvelle pelouse et la réfection de l’éclairage.
L. M. A.