L’ex-joueur de la JSK, Mouloud Iboud, estime dans une déclaration à l’émission télévisée «Iswi» de la Chaîne IV, que la tactique mise en place par Belhout a beaucoup arrangé l’équipe kabyle
L’ex-joueur de la JSK, Mouloud Iboud, estime dans une déclaration à l’émission télévisée «Iswi» de la Chaîne IV, que la tactique mise en place par Belhout a beaucoup arrangé l’équipe kabyle, il a fait savoir que le coach kabyle procédait en exerçant un pressing haut sur la défense harrachie, qui a été contrainte à l’erreur. «Je pense que la tactique mise en place par Belhout a permis à la JSK d’imposer son jeu. Belhout aurait demandé aux joueurs, à la mi-temps, de continuer à presser leurs adversaires pour essayer d’ajouter un second but et par la même occasion, tuer le match. Faute de quoi, il fallait préserver cet acquis. C’est pour cette raison que les Harrachis n’ont pas pu développer leur jeu sur le terrain.»
«Il a insufflé
une nouvelle âme
à l’équipe»
D’après Iboud, Belhout a tout fait pour préparer son équipe sur tous les plans, physique, technique et mental. Pour lui, le coach kabyle n’a rien laissé au hasard pour présenter la plus compétitive équipe sur le terrain. En outre, il a fait savoir que l’ex-entraîneur de Béja a montré ses qualités d’un entraîneur capable de mener à bon port l’équipe de la JSK. «Belhout est en train de faire du beau travail en donnant une nouveau souffle à l’équipe. Il a tout fait pour préparer l’équipe sur tous les plans, tactique, technique, physique et mental. Il n’a rien laissé au hasard pour remporter ce titre qui lui manquait.»
«Belhout est quelqu’un de sage»
Iboud n’a pas tari d’éloges sur celui avec qui la JSK a gagné la coupe d’Algérie. Et pour preuve, lors du match aller de la coupe de la CAF qui avait vu les Kabyle perdre sur le score lourd de 3 buts à 0, beaucoup se plaignaient de l’arbitre de la partie, alors que d’autres invoquaient le long trajet fait par les Canaris pour rallier la capitale gabonaise et d’autres même évoquaient les conditions météo, seul Belhout avait reconnu que l’équipe n’avait pas bien joué. «Lors du match aller de la coupe de la CAF, tout le monde tentait de trouver des excuses pour justifier la défaite de 3 à 0 concédée au Gabon, tandis que Belhout, lui, n’a pas versé dans la polémique en disant qu’on n’a pas bien joué et que l’équipe gabonaise du FC Missiles méritait largement sa victoire, certes, même s‘il y avait un peu de tout cela.»
«Charef a fait du beau travail»
Iboud n’a pas omis de parler du coach harrachi, auquel il a rendu un vibrant hommage, car il a fait un grand travail qui a permis à son équipe de monter en puissance et d’atteindre la finale de la coupe d’Algérie. Pour lui, malgré la défaite, Charef reste un grand entraîneur, à travers le parcours qu’il a réalisé. «Malgré la défaite de l’équipe harrachie, on ne peut pas nier le grand travail qu’a fait Charef à la tête de la barre technique de l’équipe harrachie. D’ailleurs, cette équipe pratique du beau football et ne cesse de surprendre tous les admirateurs de la balle ronde. Le mérite dans tout cela revient logiquement à Charef qui sait motiver les joueurs pour aller toujours de l’avant.»
«La finale se gagne
et ne se joue pas»
Enfin, Iboud, qui évoqua le caractère spécifique d’une finale de coupe d’Algérie, considère que celle-ci ne se joue pas, mais elle se gagne sur le terrain. En d’autres termes, il estime que la manière de jouer importe peu, dans le sens où seule la victoire finale compte. Toujours selon lui, il pense que lors d’un match où l’enjeu est de taille, notamment lorsqu’il s’agit d’une finale, il faut gagner la bataille et rien d’autre. «Lorsqu’il s’agit de jouer une finale, le plus important est de gagner le trophée et rien d’autre. De ce point de vue, la finale d’une coupe se gagne et ne se joue pas. Dans l’histoire d’une compétition, on ne retient que le nom de l’équipe qui gagne et pas l’équipe qui joue bien et perd la finale.»
«Gagner 5 coupes avec
5 présidents différents, c’est fabuleux»
Remontant un peu dans l’histoire de la coupe d’Algérie, Iboud estime que la JSK a eu l’honneur de gagner 5 finales de coupe d’Algérie avec 5 présidents de la République différents. Pour lui, il s’agit d’un fait inédit chez tous les clubs algériens, car seule la JSK a pu le réaliser. Même Boudiaf, qui a présidé aux destinées de l’Algérie pour une très courte durée, a décerné le trophée à la JSK. «La JSK est la seule équipe couronnée 5 fois dans son histoire par 5 présidents de la République différents. Y compris avec le regretté Boudiaf qui n’a gouverné en Algérie que 6 mois. Pour moi, c’est quelque chose de fabuleux.»
S. A.